Quand la médaille fait le charme : les nouveaux visages sexy du sport français en 2025
Dix-huit mois après les Jeux Olympiques de Paris 2024, l’étude menée par Discurv et Xlovecam dresse un panorama révélateur de l’attractivité des sportifs français. Plus qu’un simple classement de popularité, cette enquête met en lumière le rôle central de la médiatisation, l’impact des disciplines sportives et la persistance de fortes différences de perception entre hommes et femmes. Elle confirme que le sex-appeal sportif n’est jamais uniquement une affaire de physique, mais le produit d’un subtil mélange entre performances, visibilité et représentations sociales.
Étude Discurv pour Xlovecam réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 19 au 23 novembre 2025 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus
L’effet JO 2024, quand la natation renverse la hiérarchie
Traditionnellement dominé par le football, le palmarès masculin de 2025 est bouleversé par l’effet Jeux Olympiques. Les nageurs olympiques s’imposent en tête du classement. Léon Marchand et Florent Manaudou arrivent ex aequo avec 14 % des suffrages. Leur succès s’explique par une triple dynamique. D’abord une exposition médiatique exceptionnelle liée aux performances olympiques, notamment les quatre titres remportés par Léon Marchand. Ensuite un capital physique en parfaite adéquation avec les canons contemporains de la masculinité sportive. Enfin un capital symbolique puissant, ces athlètes incarnant l’excellence française lors d’un événement vécu comme un moment d’unité nationale.
Le football résiste grâce à sa visibilité permanente
Si les nageurs dominent cette édition, le football conserve une base solide. Olivier Giroud se hisse à la troisième place avec 13 %, suivi d’Antoine Griezmann à 11 % et de Kylian Mbappé à 9 %. Cette résistance s’explique par une médiatisation continue, nourrie par les compétitions nationales, européennes et internationales. Toutefois, le relatif recul de Mbappé suggère que la notoriété mondiale ne garantit pas automatiquement l’adhésion affective, notamment lorsque l’image publique est perçue comme plus clivante.
Des disciplines moins visibles toujours pénalisées
Derrière ce duo natation football, d’autres figures sportives peinent à émerger durablement. Charles Leclerc bénéficie du glamour de la Formule 1 et d’une exposition régulière, tandis qu’Antoine Dupont, Teddy Riner ou Kevin Mayer restent cantonnés à des scores intermédiaires, faute de visibilité constante hors grands événements. Quant à Victor Wembanyama ou Jimmy Gressier, leur faible exposition médiatique en France limite fortement leur reconnaissance dans l’imaginaire collectif.
Les sportives, entre reconnaissance et contraintes de genre
Côté féminin, le classement met en évidence un équilibre plus fragile entre performance sportive et normes esthétiques. Caroline Garcia et Amandine Henry arrivent en tête avec 13 %. Elles sont suivies par Sakina Karchaoui, Pauline Ferrand-Prévot et Mélanie de Jesus dos Santos. Ce palmarès illustre une réalité persistante. Les sportives doivent cumuler réussite, visibilité et conformité à certaines attentes esthétiques pour émerger, là où leurs homologues masculins bénéficient plus directement de la seule performance.
Femme / homme : deux lectures de l’attractivité
L’analyse par genre révèle des divergences marquées. Le regard masculin privilégie la puissance et la domination physique chez les hommes, et la grâce ou l’esthétique chez les femmes. À l’inverse, le regard féminin valorise davantage le charisme, l’élégance et une masculinité moins stéréotypée, ce qui explique la forte attractivité de profils comme Giroud, Griezmann ou Leclerc. Chez les sportives, les femmes se montrent plus sensibles à la réussite professionnelle et à l’affirmation de soi, notamment dans le football féminin ou les disciplines d’endurance.
Une attractivité toujours façonnée par la médiatisation
L’étude révèle enfin des figures consensuelles capables de transcender les clivages de genre. Léon Marchand, Florent Manaudou, Caroline Garcia ou Amandine Henry réunissent performances, image positive et visibilité suffisante pour séduire largement. Mais elle souligne aussi une limite structurelle. Tant que le sport féminin restera moins médiatisé, son capital d’attractivité restera contraint. En 2025, le sex-appeal sportif apparaît ainsi comme un miroir fidèle de notre économie médiatique, où la visibilité crée le désir autant qu’elle le reflète.




