Le Royal Monceau ouvre un nouveau chapitre avec Nicolas Dubort
Depuis 5 janvier 2026, Nicolas Dubort a pris les fonctions de directeur général de l’établissement parisien, Le Royal Monceau – Raffles, marquant ainsi le retour dans la capitale d’un dirigeant aguerri de l’hôtellerie de luxe internationale après plus de vingt-cinq ans de carrière à l’étranger.
Cette nomination s’inscrit dans une logique de continuité exigeante pour l’un des palaces les plus singuliers de la scène parisienne. Le parcours de Nicolas Dubort témoigne d’une expérience rare, forgée au sein de groupes emblématiques de l’hôtellerie haut de gamme tels que Four Seasons, The Peninsula, Dorchester Collection, Waldorf Astoria et Mandarin Oriental. De l’Amérique du Nord à l’Europe, du Moyen-Orient à la Chine, il a construit une vision très internationale de l’hospitalité, mêlant excellence opérationnelle, culture du service et pilotage stratégique de la performance.
Au fil de sa carrière, Nicolas Dubort s’est illustré dans des environnements complexes, où l’enjeu ne se limite pas à gérer un hôtel mais consiste aussi à transformer, repositionner et valoriser durablement des adresses d’exception. Parmi les réalisations mises en avant figurent la conversion du Mandarin Oriental Atlanta en Waldorf Astoria Atlanta Buckhead, la rénovation des espaces de restauration du Mandarin Oriental New York, ainsi que la fermeture puis la relance de l’Hotel Bel-Air pour la Dorchester Collection. Ces opérations traduisent une capacité à conjuguer sens du détail, rigueur d’exécution et ambition stratégique.
Avant de rejoindre Paris, Nicolas Dubort occupait la direction générale du Mandarin Oriental, Muscat. Il y a piloté le lancement et la phase de post-ouverture de l’établissement, avec des résultats visiblement rapides en matière de positionnement. Sous sa direction, l’hôtel s’est imposé comme une référence de l’hôtellerie de luxe urbaine dans le sultanat d’Oman. Son restaurant signature a été distingué comme meilleur restaurant d’Oman par Travel + Leisure, tandis que l’établissement a intégré dès sa première année la liste des Best Hotels in the Middle East de Condé Nast. Une telle reconnaissance dès les débuts souligne la capacité du dirigeant à installer rapidement une adresse dans le paysage international du luxe.
Pour Le Royal Monceau – Raffles Paris, cette arrivée revêt une portée particulière. Nicolas Dubort ne découvre ni Paris, ni ses codes, ni ses exigences. Son retour dans la capitale française est présenté comme un retour aux sources, enrichi par une longue expérience internationale. Cette trajectoire peut constituer un atout majeur pour un palace qui revendique à la fois un ancrage profondément parisien et une ouverture constante sur une clientèle cosmopolite. L’enjeu sera de préserver l’identité très forte de la maison tout en l’inscrivant dans une vision contemporaine et mondiale de l’hospitalité de luxe.
Car Le Royal Monceau n’est pas un établissement comme les autres. Hôtel des Années Folles construit en 1928, il se distingue par une personnalité à part dans l’univers parisien. L’adresse, rouverte en 2010 après deux années de transformation menées par Philippe Starck, a obtenu la distinction Palace en 2013. Elle revendique une identité artistique affirmée, avec 149 chambres et suites, dont trois suites présidentielles, un Art Concierge, une Librairie des Arts, une galerie, un cinéma privé de 99 places ainsi qu’une collection privée d’œuvres d’art. Situé à quelques minutes de l’Arc de Triomphe et des Champs-Élysées, l’hôtel cultive un positionnement où le luxe se nourrit autant du service que de la création.
Cette dimension culturelle se retrouve aussi dans l’offre de restauration et de bien-être, pensée comme une extension de l’expérience globale. Le document souligne la place du chef et entrepreneur Yazid Ichemrahen pour la partition sucrée, l’animation du Bar Long, ainsi que la présence de trois restaurants, parmi lesquels Matsuhisa Paris et Il Carpaccio, ce dernier étant étoilé et développé en collaboration avec la famille Da Vittorio. À cela s’ajoutent les petits déjeuners et brunchs de La Cuisine, ainsi qu’un spa et une piscine spectaculaire baignés de lumière naturelle. Le futur directeur général héritera donc d’un ensemble déjà fortement différencié, à la croisée de l’hôtellerie, de la gastronomie, du design et de l’art de vivre.
Au-delà du seul changement de gouvernance, cette nomination peut être lue comme le signe d’une ambition renouvelée. Le Royal Monceau mise sur un profil capable de faire dialoguer héritage, excellence opérationnelle et désir de transmission. Le texte insiste d’ailleurs sur la volonté de Nicolas Dubort de conjuguer l’héritage unique de l’établissement avec une vision contemporaine, internationale et exigeante de l’hospitalité de luxe. Dans un marché parisien très concurrentiel, où chaque palace doit sans cesse réaffirmer sa singularité, cette équation apparaît essentielle.
L’arrivée de Nicolas Dubort pourrait ainsi ouvrir une nouvelle phase pour Le Royal Monceau, fondée moins sur la rupture que sur l’élévation continue des standards. Avec un dirigeant rompu aux projets structurants et aux environnements internationaux, le palace parisien se dote d’un profil en mesure de consolider sa place dans le cercle restreint des grandes adresses mondiales, tout en continuant à faire vivre ce supplément d’âme parisien qui constitue depuis toujours sa signature.




