Coup de poker menteur
La dame aux chats jouent avec la souris.
En l’occurrence avec les juges que ses avocats, dont l’un des cabinets prestigieux est dirigé par un ancien ministre socialiste, se chargent de leur apprendre les subtilités du droit.
Déjà, dès le début, la cheffe de l’extrême droite avait utilisé toutes les ficelles pour faire retarder l’échéance de son premier jugement qu’elle savait bien perdu d’avance.
Mais peu lui importait, elle qui se pense être au-dessus des lois, pourvu que la ligne d’horizon des prochaines élections présidentielles soit bien apparente.
Plus elle est proche, plus cette populiste négative pourra crier au scandale.
Bien entendu, elle sait bien que les journalistes ne se rappelleront plus de ce passé procédural et encore moins les électeurs qu’elle vise.
Elle a été condamnée ?
Soit, mais elle ne tiendra pas pour elle sa vindicte de virer tout politique coupable de détournement d’argent public.
La Cour d’Appel a confirmé que contrairement à ce qu’elle fait semblant de vouloir faire croire, ce n’est pas légal du tout que de prendre de l’argent européen pour financer son entourage même si c’est pour sa cause de politique nationale.
Grâce à l’inestimable compétence d’un cabinet d’avocats très cher payé, elle décide d’aller en Cour de Cassation pour ainsi faire croire qu’elle est toujours innocente.
Mais, surtout, pour retarder l’échéance le reconnaissance de sa vraie culpabilité légale.
Qui osera, en pleine campagne présidentielle, si proche des élections, lui imposer le port du bracelet électronique et encore moins l’emprisonnement ?
Elle le sait, elle en joue.
Comme elle en jouera de ses électeurs si par malheur elle devait être élue.
Mais, le pire n’est pas inéluctable : le meilleur peut arriver.
En attendant, ses opposants n’ont à lui proposer que de petites manifestations, certes bruyantes, lorsqu’elle se déplace en région avec son petit prince qui a l’air bien pâle…




