ActualitésBusinesswireEnvironnement

« Une course contre la montre » : Une initiative urgente est en cours pour trouver d’anciens mineurs et leurs proches ayant droit à des indemnisations considérables pour maladie professionnelle

Une campagne de sensibilisation dans tout le Canada est en cours pour trouver d’anciens mineurs et les membres survivants de leur famille qui pourraient avoir droit à des indemnisations considérables pour maladie professionnelle.

La campagne s’inscrit dans une décision pionnière du gouvernement de l’Ontario de reconnaître enfin la maladie de Parkinson comme une maladie professionnelle indemnisable liée à l’utilisation de la poudre McIntyre dans le secteur minier de la province pendant plusieurs décennies.

La décision du gouvernement de l’Ontario simplifiera considérablement les démarches de demande d’indemnisation des anciens mineurs et leurs proches afin de recevoir des prestations de la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail (CSPAAT).

« Il s’agira des demandes d’indemnisation professionnelle les plus simples que nous ayons vues depuis des décennies », a déclaré Marty Warren, directeur canadien du Syndicat des Métallos. « Il est important pour les anciens mineurs et leur famille de savoir que s’ils déposent une demande d’indemnisation, ils n’auront pas à traverser l’habituel parcours du combattant administratif auquel ils étaient habitués dans le passé. Il est donc crucial d’informer les personnes concernées. »

Le Syndicat des Métallos et d’autres groupes de défense des travailleurs ont œuvré pendant des années pour que le gouvernement de l’Ontario reconnaisse que les preuves médicales démontrent un lien direct entre la maladie de Parkinson chez les mineurs et leur exposition à la poudre McIntyre.

La poudre McIntyre était une substance inhalée composée d’aluminium, utilisée entre 1943 et 1979 dans des industries dans lesquelles les travailleurs pouvaient être exposés à la poussière de silice. La théorie, qui s’est avérée fausse, était qu’inhaler cette poudre fine d’aluminium protégerait les poumons des travailleurs. Bien au contraire, ces inhalations ont rendu les travailleurs malades et ont provoqué de nombreux décès.

Des milliers de mineurs de l’Ontario ont été forcés d’inhaler la poudre McIntyre Powder durant les 36 années où elle a été utilisée.

« Le consentement éclairé n’existait tout simplement pas. Se soumettre à la “thérapie” par inhalation de la poudre d’aluminium était une condition préalable à l’embauche », a constaté Janice Martell, fille d’un mineur, qui a fondé le Projet de la poudre McIntyre en 2015 pour défendre les droits de son père et d’autres mineurs exposés à la poudre toxique.

Le père de Janice Martell, Jim Hobbs, devait inhaler de la poudre McIntyre au début de chaque quart de travail alors qu’il travaillait dans une mine d’uranium à Elliot Lake, en Ontario. Ayant plus tard contracté la maladie de Parkinson, il est décédé en 2017 sans avoir reçu d’indemnisation professionnelle.

Une course contre la montre

Maintenant que le gouvernement de l’Ontario a reconnu la maladie de Parkinson comme une pathologie professionnelle indemnisable, il est urgent de trouver les mineurs ou les membres survivants de leur famille qui sont éligibles à une indemnisation.

« Pour un grand nombre de ces cas, une course contre la montre est engagée. La poudre McIntyre a été utilisée pour la dernière fois dans le secteur minier il y a 43 ans, donc la quasi-totalité des mineurs atteints de la maladie de Parkinson, ou les épouses survivantes de mineurs décédés, sont d’un âge avancé », a expliqué Janice Martell.

« La plupart de ces personnes ne savent pas qu’elles sont désormais éligibles à une indemnisation, qui peut être substantielle dans bien des cas. Beaucoup sont certainement dans une situation financière difficile, une telle information peut donc avoir un impact important sur leur vie. »

Ni le gouvernement de l’Ontario ni la CSPAAT n’essaie de retrouver les anciens mineurs ou les membres survivants de leurs famille qui peuvent être éligibles à une indemnisation. Dès lors, le Syndicat des Métallos, le projet de la poudre McIntyre et le Centres de santé des travailleurs(ses) de l’Ontario (CSTO) ont contacté les médias, les groupes de défense des travailleurs et d’autres organismes dans tout le pays pour diffuser l’information et essayer de toucher le plus de plaignants potentiels possibles.

« Au fil des ans, ces anciens mineurs de l’Ontario et les membres survivants de leur famille se sont probablement installés aux quatre coins du Canada. Nous ferons tout notre possible pour informer ces personnes afin qu’elles prennent connaissance de leur droit à être indemnisées, un droit qui est totalement mérité », a fait valoir Myles Sullivan, directeur des Métallos pour l’Ontario et le Canada atlantique.

Pour plus d’informations sur la procédure de demande d’indemnisation, les anciens mineurs et les membres survivants de leur famille peuvent contacter Janice Martell du Projet de la poudre McIntyre au 1 800 461-7120 ou par courriel à : minersinfo@yahoo.ca.

CONSULTEZ LE DOCUMENT D’INFORMATION:

La poudre McIntyre : Une période sombre de l’industrie minière du Canada

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

Consultez la version source sur businesswire.com : https://www.businesswire.com/news/home/20220405005756/fr/

perelafouine

Une question, une remarque : webmaster@franol.fr

Articles similaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
%d blogueurs aiment cette page :