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A l’intention des photographes architecturaux

Une des grandes joies d’un photographe passionné est de pouvoir vivre de sa photographie. Aussi, si un ou plusieurs agents immobilier fait appelle à ses talents, il s’en réjouit.

Et, aussitôt dit, aussitôt fait, certaines vitrines d’agences immobilières exposent ses photos dans l’espoir d’attirer l’œil et accélérer les ventes. Mais, comme le progrès ne s’arrête pas et que la concurrence reste de mise, à la guerre comme à la guerre, tout semble bon pour attirer le chaland. Il en est ainsi des visionnages à 360°, l’utilisation de la technique du Hdr, les retouches pour faire beau.

Et puis, arrive l’IA (Intelligence Artificielle) qui porte bien son nom car l’artifice risque de coûter gros à celui qui l’utilise sans discernement. Va de l’aide de l’IA pour des retouches mineures, mais surtout pas pour cacher cette immeuble dont un pan de mur empêche le soleil de faire jour.

Et, c’est encore pire lorsque l’on se contenterait de faire un prompt dans le style « dessine moi un mouton ». Il est évident qu’à la base, le premier responsable sera l’agent immobilier faisant circuler cette photo imaginaire, certes belle mais ne correspondant pas du tout à la réalité.

Mais, l’agent immobilier pourrait très bien se retourner vers celui qui lui a rendu l’image sans aucune précaution, ni avertissement. Et, dans ce cas de figure, le photographe verrait sa responsabilité engagée. Certes, à ce jour, aucun texte n’interdit, ni indique comment utiliser l’IA dans ses affaires.

Mais, la tromperie reste de mise. Et, selon l’étude rendue publique de Silvia Versiglia, Directrice Juridique, chez Orisha, si entre mise en valeur et tromperie manifeste, il n’en demeure pas moins, que l’annonce doit être sincère.

Sont tolérées, l’ajustement de la luminosité, le redressement des perspectives ou correction d’un léger déséquilibre visuel, amélioration du contraste ou de la netteté, voire la Home Stating virtuel avec ou sans l’IA à la condition que l’information soit claire, lisible et non trompeuse.

On ne peut dire mieux si ce n’est que supprimer des fissures, tâches de moisissures et autre défaut ou l’ajout d’un élément, tel une piscine par exemple, c’est s’exposer à de graves sanctions pénales (2 mois de prison) et financières (300 000€ ou 10% du CA de l’entreprise coupable).

Vous voilà averti et à deux on est bien plus fort !!!

Jean-Claude Barousse

Photographe autodidacte, sans renier son passé “argentique” il a immédiatement pris le “virage numérique” et s’exprime principalement au travers ses images de paysages naturels et urbains. Il publie des articles et tutos dans des revues photographiques notamment les éditions Oracom et pour le compte de RiskAssur. Réalise des chroniques dans un site forum “Photophiles.com” et aide les membres de son forum “PhotoClub” à progresser dans leur pratique photographique. A la demande, il expose ses photographies originales individuellement ou lors de manifestations collectives et donne des cours sur les prise de vue et le développement numérique. Est membre de diverses association d’artistes picturaux”

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