Les professionnels de la formation & du développement se trouvent à un tournant

Tandis que le monde du travail ne cesse d’évoluer, les professionnels de la formation et du développement devraient assister prochainement à une réorientation de leurs objectifs et de leur influence. LinkedIn, premier réseau professionnel en France et dans le monde, a interrogé plus de 3 300 développeurs de talents et formateurs professionnels dans le monde afin d’établir son 2019 Workplace Learning Report.

LinkedIn a examiné comment les professionnels de la formation ont tiré parti de budgets en hausse et d’une influence de plus en plus grande afin de combler les déficits de compétences, d’accroître l’engagement, et de valoriser le potentiel de chaque personne formée. Selon cette étude, les dirigeants attendent de plus en plus des développeurs de talents qu’ils accompagnent l’entreprise dans la planification stratégique de leurs ressources humaines, notamment pour attirer et retenir les talents, ou s’assurer que leurs collaborateurs disposent des bonnes compétences pour affronter les défis d’aujourd’hui et de demain.

L’année 2019 est ainsi considérée comme « une année phare pour les développeurs de talents ». Le 2019 Workplace Learning Report montre en effet que les développeurs de talents disposent enfin du budget et du soutien dont ils ont besoin pour devenir des partenaires encore plus stratégiques de l’entreprise.

4 enseignements du Workplace Learning Report

  1. Le professionnel de la formation et du développement dispose enfin du budget et du soutien nécessaires pour faire avancer les programmes de formation

Les résultats de l’étude montrent en effet que les contraintes budgétaires représentent un obstacle bien moins grand pour les développeurs de talents. Seuls 27 % des professionnels de la formation & du développement ont mentionné les « limitations budgétaires » comme l’une des principales difficultés en 2019, contre 49 % il y a deux ans seulement.

82 % des professionnels de la formation & du développement dans le monde (81% en Europe) ont déclaré que leur direction soutenait activement les programmes de formation.

  1. Les déficits de compétences constituent la priorité numéro 1 pour les développeurs de talents

Alors que le marché des talents reste incroyablement tendu et que la durée de vie des compétences ne cesse de décroître, les développeurs de talents assument aujourd’hui un rôle capital au sein de leur entreprise pour contribuer à identifier, évaluer et combler les déficits de compétences critiques.

C’est sans doute la raison pour laquelle quatre des sept priorités affichées cette année par les développeurs de talents concernent la résolution de ces déficits de compétences au sein de leur entreprise. « Identifier et évaluer les déficits de compétences » se range ainsi en tête de leurs axes d’intervention prioritaires.

Pour aider les responsables de formation à identifier les déficits de compétences au sein de leur organisation, LinkedIn a analysé les données de sa plateforme en vue de déterminer quelles étaient les hard skills et les soft skills les plus demandées dans le monde en 2019.

  1. L’apprentissage autodirigé, méthode privilégiée par les salariés

La formation est souvent mise de côté faute de temps. Les salariés souhaitent innover en définissant leur propre parcours de formation. C’est exactement ce que montre le rapport de cette année. Plus de 40 % des salariés de la Génération Z et des ‘Millenials’, et 33 % de ceux de la Génération X et des Baby-Boomers, souhaitent bénéficier d’une expérience d’apprentissage autodirigé, ou encore d’opportunités permettant de définir leurs propres objectifs de formation, puis choisir les contenus des formations qui les aideront à les atteindre.

C’est peut-être la raison pour laquelle de plus en plus de professionnels de la formation & du développement investissent actuellement sur la formation en ligne. L’e-learning donne en effet la possibilité aux salariés de choisir ce qu’ils souhaitent apprendre au moment qui leur convient. La plupart des développeurs de talents (59 %) consacrent une plus grande part de leur budget aux formations en ligne cette année qu’il y a trois ans. En Europe, ils sont 61% des répondants à avoir dépensé plus dans le e-learning.

  1. Encourager l’engagement en consacrant davantage de temps à promouvoir les programmes de formation et à mobiliser les managers

Les professionnels de la formation & du développement ont compris que le marketing constitue un facteur essentiel pour accroître l’engagement des salariés à former, qu’il s’agisse de communication par email, des posts sur l’intranet ou de la mobilisation des managers et de la direction pour diffuser les informations au sujet des programmes de formation. Cela étant, les professionnels de la formation & du développement ont indiqué consacrer uniquement 15 % (14% en Europe) de leur temps à promouvoir leurs programmes auprès des salariés. En accordant un peu plus de temps à l’élaboration de campagnes marketing destinées à attirer l’attention, l’engagement  a toutes les chances de grandir.

Le 2019 Workplace Learning Report permet d’apprécier les tactiques d’engagement des salariés qui fonctionnent et celles qui offrent des opportunités. Le recours aux managers comme ambassadeurs de formation offre un potentiel considérable.

75 % des salariés ont ainsi indiqué qu’ils suivraient un cours proposé par un manager, mais ils ne sont que 46 % dans le monde et 42% en Europe à déclarer que ce sont leurs managers qui leur font découvrir les programmes de formation.

À propos de LinkedIn : LinkedIn relie les professionnels du monde entier pour les aider à être plus productifs et à mieux réussir et transformer la façon dont les entreprises assurent leurs recrutements, leur marketing et leurs ventes. Notre ambition consiste à créer une opportunité économique pour chaque membre de la population active mondiale, en développant en continu la première cartographie mondiale de l’économie. LinkedIn compte plus de 610 millions de membres et possède des bureaux dans le monde entier.

À propos Olivier Kauf

Je suis journaliste, mais aussi et peut-être surtout depuis quelques années, je suis un influenceur. Les internautes rejettent de plus en plus les publicités et recherchent de l’information au travers d’articles présentant de manière objective des produits ou des services. Aujourd’hui, tout le monde a le réflexe, avant d’acheter, de regarder ce que les internautes en disent. En tant qu’influenceur, je serais ravi de présenter vos produits ou services de manière objective et critique, mais positive pour rassurer les internautes qui hésitent avant de vous faire confiance. Je vous propose de publier les articles, que je peux écrire pour vous, soit sur RiskAssur, soit sur Notre-Siècle, en les recommandant à mes abonnés sur les principaux réseaux sociaux : LinkedIn, Viadeo, Tweeter, Google + et Facebook. Je suis à votre écoute pour répondre à vos besoins, vous pouvez me contactez à olivier@notre-siecle.com autres sites https://www.riskassur-hebdo.com https://notre-siecle.com

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