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La cybersécurité : un secteur dans lequel les femmes peuvent s’épanouir

Portrait de Sandra Maury, CISO de Kyndryl France

Après des études d’ingénieur et une carrière démarrée en micro-électronique chez IBM, Sandra a créé son poste chez KYNDRYL, entreprise de services du numérique (ESN) issue de la scission avec IBM. Elle est désormais Chief Information Security Officer (CISO) et dirige l’équipe en charge de la cyber-résilience en France.

Relation client, gestion des équipes, résolution d’incidents ou déploiement de solutions pour une infrastructure résiliente sur-mesure, Sandra Maury affirme s’épanouir dans le secteur de la cybersécurité.

La cybersécurité est un domaine en évolution constante. Il nécessite une grande diversité de compétences, allant de l’analyse de données, de leur contextualisation au sein d’une entreprise, en n’oubliant pas la communication, la collaboration et la gouvernance, avec une importance majeure portée à la créativité et à l’ouverture d’esprit. Ces nouveaux métiers impliquent la résolution de problèmes complexes et la mise en place de solutions efficientes. Il faut pour cela maîtriser les technologies de pointe sans oublier une résilience indispensable pour faire face aux crises. « Les femmes ont une perspective unique, une pensée créative et une vision plus globale, elles apportent des idées novatrices dans ce nouveau secteur d’activité ».

« La notion de cybersécurité en entreprise est relativement récente, et prend de plus en plus d’importance, quel que soit le secteur d’activité. Cet essor va de pair avec l’apparition de nouveaux métiers : CTO, CDO, Data scientist… Encore peu connus, ils deviennent pourtant des postes essentiels au sein de l’ensemble des entreprises », affirme Sandra. « En parallèle, des rapports démontrent que les femmes sont encore très peu représentées dans le secteur de la tech :  22 % et seulement 11 % dans le domaine de la Cybersécurité, selon l’étude ‘More Women in Tech’ publiée par McKinsey. La cybersécurité et la cyber-résilience ont tellement de facettes que l’on peut les comparer à un prisme, intégrer de la diversité dans ce domaine est indispensable pour pouvoir couvrir toutes les facettes de ce prisme ».

« Mon expérience m’a prouvé que les femmes peuvent s’épanouir dans ce secteur, qui requiert à la fois des capacités d’écoute, de contextualisation, d’empathie, de cohésion, de résilience, d’analyse et de prise de décisions ».

Avec son équipe, Sandra prône la discussion et le respect, et il n’est pas question de genre. « Être une femme n’a jamais été un obstacle au cours de ma carrière en micro-électronique ou en cybersécurité. Je constate qu’au sein des équipes de cybersécurité et cyber-résilience, ce qui importe, ce sont les valeurs, la compétence des personnes et la cohésion d’une équipe.  Il n’est pas question de rapports de force ni de genre », explique Sandra. « Imposer un schéma serait voué à l’échec.»

Éduquer et « démocratiser » les postes techniques

La cybersécurité comme on l’entend aujourd’hui n’existait pas, il y a encore une décennie. Ce sont des métiers qui se créent. « Il y a un enjeu de communication et d’éducation auprès des jeunes générations pour faire découvrir les divers aspects du métier, leur constante évolution, les connaissances nécessaires, mais surtout les qualités requises. Nous devons faire savoir que ce ne sont pas des métiers spécifiquement masculins, les stéréotypes de genre sont encore trop présents dans les domaines de la tech ».

Durant sa carrière, Sandra Maury a partagé sa passion pour la technologie à des élèves de CM2 en leur apprenant à construire puis programmer des robots. « L’objectif de ces journées était de démystifier la complexité de la tech, de démontrer que la programmation et la technologie sont accessibles à tous, filles ou garçons ! », indique Sandra. Au fil des ans, Sandra a constaté que la technologie est de plus en plus accessible et qu’il y a de moins en moins d’appréhensions de la part des filles à s’impliquer dans ce domaine. La mixité des groupes de travail est devenue un atout. « Les garçons ont tendance à foncer tête baissée pour trouver la solution, mais la capacité d’observation et l’esprit d’analyse des filles est souvent un atout au sein du groupe et il y a un vrai esprit d’équipe entre les élèves qui se crée ».

Récemment, Sandra a participé à une rencontre organisée par l’association « Elles bougent » à Nice et rassemblait des lycéennes et des femmes dirigeantes de divers secteurs. « Cette rencontre 100 % au féminin a permis aux jeunes filles de s’exprimer ouvertement, de confronter leurs idées, de s’identifier à des modelés féminins et de comprendre que des secteurs comme la tech peuvent représenter un avenir et une réelle opportunité pour elles »

perlafouine

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