EsperHope un jeu vidéo pour sensibiliser les jeunes à la solidarité et encourager leur engagement
Le jeu vidéo peut-il devenir un outil d’apprentissage de la solidarité et de développement personnel ? C’est le pari d’EsperHope, un projet éducatif franco-américain qui sera présenté pour la première fois en France le 23 octobre 2026, à Paris. Associant expériences numériques, acquisition de compétences et actions concrètes, cette initiative entend accompagner les jeunes dans leur construction personnelle tout en les encourageant à s’engager auprès des autres. Sa présentation coïncidera avec l’ouverture du Festival des Solidarités de la jeunesse, organisé par le Secours populaire français à La Rochelle, qui réunira 350 jeunes venus de différents pays pendant trois jours.
Le jeu vidéo comme point de départ d’un engagement solidaire
Longtemps considéré principalement comme un divertissement, le jeu vidéo trouve progressivement sa place dans des démarches éducatives. Avec EsperHope, l’ambition est de tirer parti de son caractère interactif pour proposer aux jeunes une expérience qui dépasse le cadre de l’écran.
Le projet repose sur une idée simple : utiliser le jeu pour favoriser la connaissance de soi, renforcer la confiance personnelle et encourager les relations positives. Les participants sont invités à identifier leurs qualités, à mieux comprendre leurs réactions face aux difficultés et à développer des compétences utiles dans leur vie quotidienne.
Mais EsperHope ne se limite pas à cette dimension individuelle. Le dispositif cherche également à établir un lien entre les apprentissages réalisés dans l’univers numérique et des missions solidaires menées dans le monde réel.
L’objectif est ainsi de transformer une expérience ludique en occasion d’agir, en permettant aux jeunes de passer progressivement de la découverte de leurs capacités à leur mobilisation au service d’un projet collectif.
Cette articulation entre développement personnel et engagement constitue l’une des particularités de l’initiative.
Une approche éducative fondée sur la prévention
EsperHope s’inscrit également dans une démarche de prévention des difficultés rencontrées par les jeunes.
Plutôt que d’intervenir uniquement lorsque des situations problématiques apparaissent, ses concepteurs souhaitent favoriser le développement de ressources personnelles et relationnelles susceptibles de les aider à affronter les défis du quotidien.
Apprendre à mieux se connaître, prendre confiance dans ses capacités, construire des relations équilibrées ou trouver sa place au sein d’un groupe figurent parmi les compétences que le dispositif entend encourager.
Cette orientation donne au jeu une vocation qui dépasse l’acquisition de connaissances traditionnelles. Il s’agit davantage de proposer un environnement d’apprentissage dans lequel les jeunes peuvent explorer leurs possibilités, réfléchir à leurs comportements et découvrir différentes formes d’engagement.
Le projet repose aussi sur leur participation directe à sa conception. EsperHope a été coconstruit avec des jeunes français et américains, afin d’intégrer leurs expériences et leurs attentes dans le développement de l’outil.
Une coopération entre la France et les États-Unis
La dimension internationale constitue un autre aspect important d’EsperHope.
Le projet rassemble plusieurs acteurs engagés dans l’éducation et la solidarité, parmi lesquels Be Peace – Be Hope, le Secours populaire français et Gaming Campus.
Il associe également des jeunes appartenant au mouvement Copain du Monde, développé par le Secours populaire, ainsi qu’au réseau Youth Interact aux États-Unis.
Cette coopération permet de rapprocher des expériences et des approches éducatives issues de deux pays, autour d’un objectif commun : donner aux jeunes davantage de possibilités de participer à des initiatives solidaires.
EsperHope s’appuie notamment sur l’expérience de Be Peace – Be Hope, qui mène depuis plus de dix ans des actions auprès de jeunes, d’éducateurs, de familles et de communautés à Houston, mais également dans d’autres pays.
Pour le Secours populaire français, ce partenariat s’inscrit dans la continuité des initiatives conduites à travers Copain du Monde. Ce mouvement encourage les enfants et les jeunes à participer à des projets de solidarité, en France comme à l’international.
L’association du numérique et de l’engagement bénévole ouvre ainsi une nouvelle voie pour sensibiliser les jeunes aux enjeux de solidarité.
Une première présentation à Paris avant un déploiement progressif
La présentation française d’EsperHope est prévue le 23 octobre 2026, à 9 h 30, à STATION F, à Paris.
Cette rencontre permettra de découvrir une première version du jeu, comprenant un parcours initial destiné à faire connaître son fonctionnement et ses possibilités.
Les jeunes ayant participé à sa conception seront directement associés à cette présentation. Ils pourront témoigner de leur expérience, expliquer leur contribution et partager leur vision de l’engagement solidaire.
Une démonstration interactive permettra également de mieux comprendre la manière dont les différentes étapes du jeu s’articulent avec les missions proposées dans la vie réelle.
Cette première présentation ne constitue toutefois pas l’aboutissement du projet.
Les retours des jeunes utilisateurs doivent permettre d’améliorer l’expérience et d’enrichir progressivement les contenus. Une nouvelle version est prévue pour un déploiement entre décembre 2026 et janvier 2027.
Cette démarche progressive traduit la volonté des partenaires d’adapter le dispositif aux attentes de ses utilisateurs avant d’en élargir la diffusion.
Un lancement associé au Festival des Solidarités de la jeunesse
La date du 23 octobre n’a pas été choisie au hasard.
Elle correspond à l’ouverture du Festival des Solidarités de la jeunesse, organisé à La Rochelle par le Secours populaire français.
Pendant trois jours, 350 jeunes venus de France, des territoires ultramarins, d’Europe et d’autres régions du monde doivent se retrouver pour échanger sur les différentes formes de solidarité.
Le rassemblement vise à favoriser le partage d’expériences, la confrontation des idées et la recherche de solutions collectives face aux enjeux rencontrés par les jeunes générations.
Dans ce contexte, EsperHope apparaît comme un prolongement possible des démarches déjà engagées sur le terrain. Le jeu pourrait constituer une porte d’entrée supplémentaire pour des jeunes qui ne participent pas encore à des actions associatives, mais qui souhaitent découvrir comment s’impliquer.
La présentation parisienne réunira notamment Camille Véga, secrétaire national du Secours populaire, Karine Parker, fondatrice de Be Peace – Be Hope, ainsi que des jeunes bénévoles français et américains et deux créatrices de contenu américaines.
Au-delà de la découverte d’un nouvel outil numérique, cette rencontre doit permettre de faire connaître les premières expériences menées autour du projet et de favoriser de nouvelles collaborations.
Faire du numérique un levier de participation
Avec EsperHope, les partenaires cherchent à rapprocher deux univers qui ne sont pas toujours associés spontanément : les pratiques numériques des jeunes et l’engagement solidaire.
L’intérêt du projet repose précisément sur cette passerelle. Le jeu constitue un premier contact, mais l’objectif demeure de susciter des initiatives concrètes, de développer des compétences personnelles et de favoriser les échanges entre participants.
Reste désormais à observer comment les jeunes accueilleront cette première version et dans quelle mesure les missions proposées pourront déboucher sur des engagements durables.
Les retours recueillis lors de la présentation d’octobre et les évolutions annoncées pour la fin de l’année 2026 constitueront les prochaines étapes de cette expérimentation.
À travers EsperHope, le Secours populaire et ses partenaires souhaitent montrer que les outils numériques peuvent également contribuer à l’éducation à la solidarité, à condition de ne pas rester cantonnés à l’univers virtuel.
L’enjeu sera de réussir à transformer l’intérêt suscité par le jeu en participation effective à des actions collectives, au bénéfice des jeunes eux-mêmes et des communautés dans lesquelles ils évoluent.




