Sport en 2026
Strava observe des pratiques plus variées, plus collectives et mieux intégrées au quotidien
Les habitudes sportives continuent d’évoluer. Les données enregistrées par Strava au premier semestre 2026 montrent que les pratiquants n’hésitent plus à diversifier leurs activités, à privilégier des séances plus courtes et à intégrer davantage le sport dans leur emploi du temps quotidien. La dimension collective reste également très présente, avec près d’une heure d’activité sur cinq réalisée avec d’autres personnes.
Depuis le début de l’année, un athlète sur trois, soit 33 %, a pratiqué un nouveau type de sport. Cette tendance est encore plus marquée dans certains pays. En France, 37 % des athlètes ont essayé une nouvelle discipline, contre 41 % en Allemagne, 35 % en Australie et aux États-Unis, 33 % au Royaume-Uni, 29 % au Brésil et 24 % en Indonésie.
Ces chiffres témoignent d’une pratique sportive qui semble moins enfermée dans une discipline unique. Course à pied, vélo, natation, marche, renforcement musculaire ou sports collectifs peuvent ainsi se compléter au fil des semaines et des envies.
Près d’une heure de sport sur cinq pratiquée en groupe
La dimension sociale du sport ressort fortement des données recueillies depuis janvier. Sur près de 965 millions d’heures d’activité enregistrées sur Strava, plus de 185 millions ont été réalisées en groupe.
La pratique collective ne se traduit d’ailleurs pas uniquement par davantage de temps consacré à l’effort. Les pauses y occupent une place sensiblement plus importante. Elles atteignent en moyenne 33 minutes lors des activités en groupe, contre seulement 11 minutes pour les pratiquants en solo.
Un écart qui souligne la place de la convivialité dans certaines pratiques sportives.
Le vélo en fournit une illustration particulièrement nette. Une sortie cycliste réalisée en groupe dure en moyenne 3 heures et 23 minutes, contre 2 heures et 2 minutes lorsque le cycliste roule seul. L’activité sportive devient ainsi également un moment de rencontre et de partage.
Le sport trouve sa place autour des horaires de travail
Les données du premier semestre montrent aussi que l’organisation des activités reste fortement influencée par la journée professionnelle.
Les séances de renforcement musculaire, les sports collectifs et la marche sont principalement pratiqués en début de soirée, autour de 17 heures ou 18 heures, une fois la journée de travail terminée.
Des différences apparaissent néanmoins selon les disciplines et les pays.
En France, la marche est répartie de manière relativement homogène tout au long de la journée et de la semaine. Pour la course à pied, en revanche, le créneau de la pause déjeuner ressort très nettement. Cette particularité se retrouve également au Royaume-Uni et, dans une moindre mesure, en Australie et en Allemagne.
La natation suit une évolution comparable. En France, la pratique sur la pause déjeuner apparaît elle aussi très marquée. Elle est également visible au Brésil et au Royaume-Uni, tandis qu’elle ne ressort pas en Allemagne, en Indonésie ou aux États-Unis.
Pour le renforcement musculaire, le créneau situé après le travail est particulièrement populaire en France et en Allemagne. Sur les autres marchés étudiés, les pratiques se concentrent davantage autour de deux périodes, avant et après la journée professionnelle.
Quant aux sports collectifs, leur pratique après le travail constitue une constante sur l’ensemble des marchés observés.
Les séances courtes prennent leur place
Autre évolution relevée par Strava : le développement des activités courtes.
Plus d’une activité enregistrée sur quatre dure désormais 30 minutes ou moins. La proportion varie selon les pays. Elle dépasse un tiers des activités en Indonésie et aux États-Unis, un quart en Australie, au Brésil, en Allemagne et au Royaume-Uni, et un cinquième en France.
Cette évolution montre que la pratique sportive n’exige pas nécessairement de longues plages horaires. Elle peut se glisser dans une pause, avant de commencer sa journée ou entre le travail et les obligations personnelles.
Le sport semble ainsi davantage s’adapter aux contraintes de l’emploi du temps que l’inverse.
Le trail suscite davantage de réactions
Toutes les activités ne provoquent toutefois pas le même niveau d’engagement sur la plateforme.
Les sorties de trail ont deux fois plus de chances de générer des interactions, sous forme de commentaires ou de « kudos », que les sorties classiques de course à pied.
La nature de l’activité semble donc jouer un rôle dans la manière dont les utilisateurs réagissent aux performances ou aux expériences partagées par les autres sportifs.
Les données mettent également en évidence certaines différences entre les pratiques féminines et masculines. Lors des sorties cyclistes du week-end, les femmes enregistrent en moyenne 20 minutes et 22 secondes de pause, contre 15 minutes et 55 secondes chez les hommes.
Les jours de congé encouragent l’activité physique
Le temps disponible reste naturellement un élément important dans la pratique du sport. Les données portant sur certains jours fériés américains montrent ainsi une progression sensible du temps consacré aux activités physiques.
Lors du Labor Day, la durée moyenne d’activité progresse de 26 % par rapport au lundi précédent. L’augmentation atteint 24 % lors du Memorial Day et 17 % lors du 4 juillet par rapport à la période de référence utilisée.
Ces observations confirment que les périodes où les contraintes professionnelles diminuent constituent également des occasions de consacrer davantage de temps à l’activité physique.
Les Millennials très présents dans les clubs
Les Millennials conservent par ailleurs une place importante dans l’organisation et la fréquentation des clubs présents sur Strava.
Ils représentent plus de 40 % des administrateurs actifs de clubs ainsi que plus de 40 % de leurs membres. En France, cette proportion dépasse également 40 % dans les deux catégories.
Elle franchit même la barre des 50 % parmi les administrateurs de clubs au Brésil et en Indonésie. Au Brésil, les Millennials représentent également plus de la moitié des membres.
Cette génération tend aussi à pratiquer avec des personnes appartenant au même groupe d’âge. À l’échelle des marchés étudiés, 68 % des activités collectives réalisées par des Millennials se déroulent principalement avec d’autres Millennials.
Cette proportion atteint 65 % en France, 73 % au Brésil, 68 % aux États-Unis, 67 % en Indonésie, 66 % en Allemagne, 62 % en Australie et 61 % au Royaume-Uni.
Une pratique sportive devenue plus souple
Au-delà des performances individuelles, les données du premier semestre 2026 dessinent ainsi une pratique sportive davantage intégrée à la vie quotidienne.
Les athlètes diversifient leurs disciplines, consacrent une place importante aux activités collectives et adoptent des formats compatibles avec des emplois du temps parfois contraints. Une séance de 30 minutes, une course pendant la pause déjeuner ou une activité collective à la sortie du travail trouvent désormais leur place aux côtés des sorties plus longues du week-end.
En France, cette adaptation apparaît particulièrement visible dans l’utilisation de la pause déjeuner pour la course à pied et la natation, tandis que le renforcement musculaire reste fortement associé à la fin de la journée professionnelle.
L’activité physique apparaît ainsi moins organisée autour d’un modèle unique. Elle se pratique seul ou à plusieurs, longtemps ou pendant quelques dizaines de minutes, en semaine comme durant les périodes de congé. Une souplesse qui constitue l’un des principaux enseignements des données Strava du premier semestre 2026.



