Que les citoyens prennent conscience
Tout le monde le sait, le processus interne des lycéens n’est pas encore arrivé à terme.
Tant mieux pour ces jeunes qui devraient avoir le temps de vivre leur adolescence. Mais, ils n’en sont pas moins conscients que ça coince à tous les étages dans le système scolaire. Des toilettes mal nettoyées, sans papier, préparent mal le bien être humain en soi. La dignité en prend un coup.
Les plus forts se retiendront pour prendre leurs aises une fois rentrés chez eux. Mais, cet effort malsain peut être fatale sur le physique et le psychisme à moyen et long terme au-delà du dégoût normal au temps présent.
Mais cela va jusqu’à la pénurie de profs dont peu de personnes veulent endosser la fonction. La principale conséquence est le nombre d’heures d’apprentissage scolaire perdues même si par hasard le gouvernement a trouvé la martingale des nécessaires remplacements pour ne pas aggraver les sort des élèves en sortie de terminale.
Pour eux, du moins la plupart, Parcours-Sup est une véritable catastrophe surtout s’ils viennent d’établissements soi-disant défavorisés où les crâneurs des universités ou grandes écoles estiment que ceux qui y ont obtenu de bonnes notes ne correspondent même pas à la moyenne des autres établissements.
Et, pourtant des solutions existent pour changer radicalement la donne et faire voir à ses étudiants, nos futurs fiers travailleurs à tous les étages des entreprises que l’on voudrait florissantes, qu’ils sont estimer et qu’ils peuvent avoir ainsi l’estime d’eux-mêmes. A commencer par le nombre d’élèves par classe, d’ici 2025, ce n’est pas loin, le nombre d’élèves va chuter considérablement. Au lieu d’en profiter pour réduire le nombre des intervenants, profitons-en pour que cette réduction profite à tous élèves et profs.
A terme, c’est la garantie d’une énorme plus value même si elle profitera à d’autres politiques… Pour qu’il y ait des adultes acceptant de rentrer dans les classes, il faut les payer correctement. Il suffit de quelques malheureux 4 milliards d’euros pour se faire. Ajoutez 1,5 milliards pour ceux qui doivent prendre en charge les 14 % d’élèves en situation d’handicap. Ainsi, maîtresses et profs seraient fiers de retrouver ce statut aujourd’hui perdu.
N’oublions pas ces étudiants qui ne peuvent suivre comme ils le voudraient leur parcours faute de moyens financiers pour se loger, se nourrir et se vêtir. En fait, toutes mesures mises bout à bout, mais qui pourraient se faire ensemble dans un même élan solidaire et fraternel représenteraient 12 à 13 milliards.
Que valent ces euros en regard du déficit actuel ? Ils représentent les sécurité pour la société à venir. Ce n’est pas une dépense, mais bien un investissement et les bénéfices iront tout droit aux citoyens en retour.
Partant, ce n’est pas en jetant notre capital, la jeunesse, par les fenêtres pour qu’ils se retrouvent dans la rue, que les français retrouveront leurs lustres d’antan. Et, si l’on percevait une taxe réellement applicable sur les héritages de plus de 4 millions, le signal donné par ces extra-riches serait multiple. Tout d’abord, ces derniers seraient satisfaits de voir fléché leur apport.
Ce sont les héritages qui font les fortunes d’aujourd’hui. Ce ne serait donc que juste retour des choses que de donner un peu à ceux qui n’ont pas grand-chose, si ce n’est rien, pour qu’ils puissent à la force de leur travail rendre au centuple ce qu’ils ont reçu.



