Fables

Les voleurs et l’âne de Jean de La Fontaine

Pour un Ane enlevé deux Voleurs se battaient :

L’un voulait le garder ; l’autre le voulait vendre.

Tandis que coups de poing trottaient,

Et que nos champions songeaient à se défendre,

Arrive un troisième Larron

Qui saisit Maître Aliboron.

L’Ane, c’est quelquefois une pauvre Province.

Les Voleurs sont tel ou tel Prince,

Comme le Transylvain, le Turc, et le Hongrois.

Au lieu de deux j’en ai rencontré trois :

Il est assez de cette marchandise.

De nul d’eux n’est souvent la Province conquise :

Un quart Voleur survient, qui les accorde net

En se saisissant du Baudet.

 

Elliot

Elliot contribue à la rédaction de PèreLaFouine sur des sujets liés à l’actualité, à la société, à la consommation, aux entreprises, aux nouvelles technologies et aux évolutions des modes de vie. Ses articles privilégient une approche claire, factuelle et accessible, avec l’objectif de donner aux lecteurs les éléments utiles pour comprendre les enjeux du quotidien.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page