« Les vacances, pas la violence » : une campagne choc contre l’excision en France
L’excision ne prend pas de vacances : une mobilisation nécessaire et urgente
Alors que les grandes vacances approchent, l’association Excision, parlons-en ! donne de la voix avec une nouvelle campagne nationale de sensibilisation contre les mutilations sexuelles féminines (MSF). Avec un slogan percutant – « Les vacances, c’est fait pour s’amuser, pas pour être mutilée » – elle interpelle sur une réalité encore trop souvent passée sous silence : des milliers de filles risquent, chaque été, de subir une excision lors de séjours dans leur pays d’origine.
Une fille excisée toutes les 4 minutes dans le monde
Selon l’UNICEF (2025), toutes les quatre minutes, une fillette est victime d’excision quelque part dans le monde. Ces mutilations, profondément ancrées dans des traditions culturelles, religieuses ou sociales, violent les droits fondamentaux des filles et des femmes. En France, si l’excision est illégale, elle demeure une menace réelle, notamment durant les périodes de vacances scolaires. Certaines familles, en visite dans leur pays d’origine, exposent leurs enfants à ce risque sous la pression de l’entourage ou de la communauté locale.
Un tournant : les parents au cœur du changement
Après la campagne marquante de 2021 intitulée « Impatiente à l’aller, mutilée au retour », la nouvelle offensive de 2025 change de cap en mettant les parents au centre de la prévention. Loin de stigmatiser, elle valorise ceux qui disent nonà la reproduction de cette violence. Car des avancées existent : de plus en plus de familles prennent position contre l’excision, brisant les tabous et protégeant activement leurs filles.
La vidéo de campagne – un témoignage fictif mais poignant – donne la parole à une mère, elle-même excisée, qui refuse de faire subir à sa fille ce qu’elle a vécu. Elle et son conjoint incarnent un modèle de résilience et de transmission d’un autre héritage : celui du respect et de la protection.
Une campagne multicanale à fort impact
La campagne bénéficie d’un soutien institutionnel fort, notamment du ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, et d’un partenariat avec JCDecaux, acteur majeur de l’affichage public.
Elle s’articule autour de trois axes :
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Affichage grand public : visible dans les abribus sur tout le territoire métropolitain dès le 25 juin 2025, elle offre une visibilité massive au message de prévention.
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Contenus digitaux : la vidéo centrale de la campagne, diffusée sur les réseaux sociaux de l’association (@alerteexcision), est accompagnée d’un kit de communication pédagogique accessible à tous (visuels, messages clés, affiches).
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Mobilisation des relais : associations, professionnels de santé, travailleurs sociaux, collectivités locales sont invités à relayer cette campagne et à s’emparer des outils proposés pour en amplifier la portée.
Un appel à la responsabilité collective
Cette nouvelle campagne est un appel clair et puissant : l’excision n’est pas une fatalité. En brisant le silence, en responsabilisant les adultes, et surtout en affirmant qu’il est possible de dire non, elle contribue à une dynamique de changement durable.
Parce qu’aucune tradition ne justifie une mutilation, et parce que chaque enfant a droit à l’intégrité de son corps, cette campagne rappelle qu’en matière de protection, les vacances ne doivent jamais rimer avec souffrance.
Ensemble, parlons-en. Ensemble, protégeons.
Créée en 2013, le réseau Excision, parlons-en ! réunit des associations engagées (AMREF, EQUIPOP, FEA, DJAMMA-DJIGUI, Zerolamezerolame), des experts et des personnalités, tousbénévoles. Ensemble, ils militent pour l’abandon des mutilations sexuelles féminines et travaillent à briser le silence autour de l’excision ; Promouvoir des approches participatives, en impliquant les communautés concernées et favoriser une coordination multisectorielle entre les acteurs de terrain, lesprofessionnels de santé, de l’éducation et de la protection de l’enfance.




