Le « slashing » a le vent en poupe

Consultant la semaine et serveur le week-end, informaticien le jour et DJ le soir, salariée d’un cabinet médical et prof de danse… On les appelle les « slashers », en référence à la barre oblique du clavier (slash en anglais) qui permet de séparer les éléments. Cet anglicisme désigne les personnes qui cumulent plusieurs emplois, parfois très éloignés les uns des autres. Si l’on pense souvent que cette situation est subie (pour des raisons financières), le « slashing » est aussi un choix assumé, perçu comme un moyen de s’épanouir, de casser une routine ou de naviguer dans des mondes différents…

Ce phénomène de la pluriactivité est en plein essor. Les salariés français sont nombreux à souhaiter avoir plusieurs employeurs, voire à choisir un statut d’indépendant. C’est ce qui ressort d’une récente étude d’Opinionway réalisée pour Horoquartz, leader français sur le marché de la gestion des temps et des plannings. (L’enquête été réalisée en 2018 sur la base d’un échantillon représentatif de 2 253 salariés travaillant dans une entreprise privée ou publique). Elle révèle que 29% des salariés français aimeraient cumuler deux activités salariées s’ils en avaient la possibilité.

Parmi ces derniers, les jeunes sont les plus représentés. 39% des moins de 30 ans expriment ce souhait, contre 30% des 30-39 ans. Ce chiffre descend à 22% chez les 50-59 ans et 19% chez les salariés âgés de 60 ans et plus. En outre, 9% des moins de 30 ans souhaitent le faire de manière régulière, contre seulement 1% des plus de 60 ans.

Autre enseignement, les diplômés au niveau Bac+3 et ceux des diplômés d’écoles d’ingénieur ou de commerce sont respectivement 27% et 24% à formuler ce souhait, alors qu’ils sont très minoritairement concernés par ce contexte aujourd’hui (8% et 7%) et que la motivation financière semble ici de moindre portée.

Ce souhait de cumuler plusieurs activités est exprimé de façon assez homogène, que l’on travaille pour le secteur public ou dans une entreprise privée. Les salariés qui expriment le moins souvent la volonté de cumuler deux activités se trouvent dans des secteurs plutôt « statutaires », en particulier dans le domaine de l’énergie et de la banque-assurance.

Les jeunes de moins de 30 ans en pole position

Quelle est la réalité aujourd’hui ? L’enquête Opinionway-Horoquartz analyse par ailleurs les salariés qui exercent déjà une double activité. Ces « slashers » représentent 9% de l’échantillon. On les retrouve surtout chez les moins de 30 ans (12%). Le chiffre descend à 10% pour les 30-39 ans et à 7% pour les 50-59 ans. « Difficile de savoir s’il s’agit d’une situation subie ou volontaire, mais elle peut toutefois sembler logique en début de carrière », note Thierry Bobineau, Directeur Marketing d’Horoquartz.

Tout comme le télétravail, le cumul de plusieurs activités salariées varie suivant le secteur d’activité. Ainsi, 13% des salariés de l’éducation et de la santé sont concernés. Le multi-emploi concerne aussi 11% des salariés du BTP, 11% des salariés de services aux particuliers et 11% des salariés du commerce et de l’hôtellerie. A l’inverse, seuls 5% des salariés de l’industrie, de la banque-assurance et de l’administration sont concernés. « Un constat logique dans ces secteurs plus classiques sur un plan statutaire où le temps plein en CDI est le plus souvent la norme » souligne Thierry Bobineau.

De façon générale, on trouve plus de pluri-actifs parmi les salariés ayant un diplôme jusqu’au bac, à l’exception notable des titulaires de BEP/CAP.

Autre constat, les « slashers » sont plus nombreux parmi les personnes disant accorder beaucoup d’importance au travail.

Sur le plan géographique, on observe que plus la ville est importante moins on trouve de situations de multi-emploi.

Très logiquement, les salariés à temps partiel sont largement plus représentés que les salariés à temps plein. On trouve dans la première catégorie 26% de salariés concernés contre 6% dans la deuxième. Le contexte de télétravail (régulier ou ponctuel) est également surreprésenté dans cette population de « slashers » avec 26% des salariés qui en bénéficient.

Horoquartz en bref : Créée en 1971, Horoquartz est un éditeur de logiciels, fabricant de matériels et intégrateur de solutions. Leader en France sur le marché de la gestion des temps et des plannings, l’entreprise emploie 520 collaborateurs et réalise près de 55M€ de chiffre d’affaires grâce à ses trois domaines d’expertise : les solutions de gestion des temps et de planification (avec la suite logicielle eTemptation) ; les systèmes de contrôle d’accès et de sécurité (Protecsys 2 Suite) ; la dématérialisation de processus RH (Process4people). L’entreprise compte plus de 5 000 clients répartis dans vingt-huit pays et gère près de 4 millions de salariés français avec ses solutions.

 

À propos Olivier Kauf

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