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Gestion des stocks et du matériel dans le BTP un enjeu de productivité pour les entreprises

Dans le bâtiment, la maintenance et les services techniques, la bonne organisation des interventions dépend autant des compétences des équipes que de la disponibilité du matériel. Un équipement difficile à localiser, une rupture de stock ou une information qui circule mal peuvent provoquer des retards, multiplier les déplacements et désorganiser les chantiers. Alors que la transformation numérique progresse dans les entreprises françaises, la gestion des ressources matérielles demeure un domaine encore peu digitalisé, particulièrement dans les petites structures.

Selon le Baromètre France Num 2025, seulement 13 % des très petites, petites et moyennes entreprises du bâtiment utilisent un logiciel de gestion des achats, de l’approvisionnement ou des stocks. Cette proportion atteint 24 % pour l’ensemble des TPE-PME, tous secteurs confondus. Cet écart illustre les difficultés rencontrées par les professionnels du bâtiment pour intégrer des outils numériques dans leur fonctionnement quotidien.

C’est sur ce marché que se positionne Substock, une entreprise spécialisée dans les solutions de gestion des stocks, du matériel et des opérations terrain. La société propose désormais une période d’essai gratuite de 15 jours de son logiciel, accessible depuis un ordinateur ou un smartphone.

Des difficultés de gestion qui peuvent peser sur la rentabilité

Dans les entreprises du BTP, la disponibilité des équipements constitue une condition essentielle au bon déroulement des travaux. Avant chaque intervention, les équipes doivent s’assurer que les outils, les consommables, les véhicules et les équipements nécessaires sont accessibles et en état d’être utilisés.

En pratique, cette organisation peut se révéler complexe lorsque plusieurs chantiers sont conduits simultanément ou que les collaborateurs interviennent sur des sites différents.

Le suivi du matériel repose encore parfois sur des tableaux Excel, des échanges téléphoniques ou des informations conservées individuellement par les salariés. Ces méthodes peuvent fonctionner dans de petites organisations, mais elles deviennent plus difficiles à maîtriser lorsque l’activité se développe.

Un équipement transféré d’un chantier à un autre sans enregistrement peut ainsi devenir temporairement introuvable. De même, un stock insuffisamment renseigné risque de conduire à une commande inutile ou, au contraire, à une rupture d’approvisionnement.

Les conséquences dépassent la simple perte de temps. Elles peuvent affecter la préparation des interventions, la coordination des collaborateurs et la capacité de l’entreprise à respecter son planning.

La multiplication de ces incidents représente également un coût indirect, même lorsqu’il demeure difficile à mesurer précisément. Le temps consacré à rechercher un équipement ou à organiser un déplacement supplémentaire ne peut pas être affecté à une activité productive.

Pour les entreprises confrontées à des contraintes de délais et de maîtrise des dépenses, la fiabilité des informations relatives au matériel devient donc un véritable enjeu de gestion.

Centraliser les informations pour améliorer le suivi des équipements

La solution développée par Substock vise à regrouper dans un même environnement numérique les informations relatives aux stocks, aux équipements, aux véhicules et aux opérations réalisées sur le terrain.

Le logiciel permet notamment d’identifier la localisation du matériel, d’enregistrer les mouvements de stock et de gérer les demandes d’équipement. Les responsables peuvent également préparer les interventions en tenant compte des ressources disponibles.

L’identification des équipements par QR code ou code-barres constitue une autre fonctionnalité proposée. Elle permet de faciliter leur reconnaissance et le suivi de leurs déplacements.

Cette centralisation répond à une difficulté fréquemment rencontrée dans les organisations disposant de plusieurs équipes mobiles : la circulation de l’information entre les bureaux, les dépôts et les lieux d’intervention.

Lorsqu’un responsable souhaite connaître la disponibilité d’un équipement, il peut être amené à contacter plusieurs collaborateurs ou à consulter différents documents. Un système partagé peut réduire ces démarches en donnant accès à une information commune.

L’intérêt réside également dans la possibilité de disposer d’une vision plus précise des ressources mobilisées. Une entreprise peut ainsi mieux préparer ses interventions et identifier les besoins d’approvisionnement avant qu’ils ne perturbent son activité.

Ces fonctionnalités ne garantissent toutefois pas, à elles seules, une amélioration de la productivité. Leur efficacité dépend notamment de la qualité des données enregistrées et de la régularité avec laquelle les équipes actualisent les informations.

Une transformation numérique encore inégale dans le bâtiment

Le taux d’équipement relevé par France Num met en évidence une situation particulière dans le secteur du bâtiment.

Avec 13 % d’entreprises utilisatrices de logiciels dédiés aux achats, à l’approvisionnement ou aux stocks, le secteur se situe sensiblement en dessous de la moyenne des TPE-PME françaises.

Cette situation ne signifie pas nécessairement que les entreprises concernées sont dépourvues d’outils numériques. Elles peuvent disposer de solutions pour la comptabilité, la facturation ou d’autres fonctions administratives sans avoir encore informatisé le suivi de leurs ressources matérielles.

La gestion des stocks présente en effet des contraintes spécifiques. Elle nécessite de prendre en compte les déplacements du matériel, les consommations sur chantier, les besoins des collaborateurs et parfois la multiplicité des lieux de stockage.

La transformation numérique doit donc s’adapter aux réalités opérationnelles des entreprises, plutôt que de se limiter à la mise en place d’un nouvel outil informatique.

Pour Michael Pimenta, CEO et cofondateur de Substock, cette évolution suppose avant tout une réflexion sur les méthodes de travail.

« La performance ne repose pas uniquement sur la technologie, mais sur la capacité des entreprises à repenser leurs pratiques quotidiennes. Dans le BTP, mieux gérer ses ressources, c’est déjà gagner en compétitivité », souligne-t-il.

Cette approche place l’organisation interne au centre des gains potentiels de productivité.

Faciliter l’adoption des outils numériques par les équipes de terrain

L’une des difficultés rencontrées lors de l’introduction d’un logiciel de gestion concerne son appropriation par les utilisateurs.

Dans les métiers du bâtiment, de la maintenance, de l’énergie ou des services techniques, les salariés ne travaillent pas nécessairement devant un ordinateur. Leurs déplacements et leurs interventions sur différents sites imposent des outils accessibles en mobilité.

Substock propose ainsi une utilisation depuis un ordinateur ou un smartphone, afin de permettre aux collaborateurs de consulter et de renseigner les informations sans dépendre exclusivement d’un poste administratif.

La société mise également sur une transition progressive à partir des méthodes déjà employées dans les entreprises.

Les données existantes peuvent notamment être importées depuis des fichiers Excel ou CSV. Cette possibilité évite de devoir reconstituer manuellement l’ensemble des informations lors de la mise en place du logiciel.

Pour une PME, cette continuité peut constituer un élément important. L’introduction d’un nouveau système de gestion demande généralement du temps, une adaptation des habitudes et une participation des collaborateurs.

La simplicité d’utilisation apparaît donc déterminante pour que les informations soient effectivement mises à jour.

Un outil de suivi, même performant sur le plan technique, perd une grande partie de son intérêt lorsque les mouvements de matériel ne sont pas enregistrés ou que les utilisateurs continuent à travailler avec des documents parallèles.

La réussite d’un projet de digitalisation repose ainsi sur une combinaison entre les fonctionnalités proposées, l’organisation retenue et l’implication des équipes.

Une meilleure visibilité pour anticiper les besoins et limiter les dépenses

Au-delà de la localisation des équipements, une gestion structurée des stocks peut contribuer à améliorer les décisions d’approvisionnement.

Une entreprise qui connaît précisément les quantités disponibles et les ressources déjà mobilisées dispose de davantage d’éléments pour préparer ses achats.

Cette visibilité peut notamment aider à éviter les commandes réalisées dans l’urgence, les acquisitions en double ou les déplacements destinés à récupérer du matériel oublié.

Elle peut également faciliter la répartition des équipements entre plusieurs équipes lorsque ceux-ci sont partagés.

Pour les responsables opérationnels, l’enjeu consiste à disposer d’informations suffisamment fiables pour organiser l’activité sans multiplier les vérifications.

Dans les structures de taille modeste, où les fonctions administratives et opérationnelles sont parfois assurées par un nombre limité de collaborateurs, cette simplification peut présenter un intérêt particulier.

La maîtrise des ressources matérielles participe ainsi à la gestion économique de l’entreprise. Elle peut contribuer à limiter certaines dépenses évitables et à améliorer l’utilisation des équipements déjà disponibles.

Les gains réels doivent néanmoins être appréciés en fonction de la taille de l’organisation, du volume de matériel suivi et des pratiques initiales. Les éléments présentés par Substock ne fournissent pas de résultats chiffrés permettant de mesurer les économies effectivement obtenues par ses utilisateurs.

Une période d’essai pour évaluer les besoins des entreprises

Avec son offre d’essai gratuit de 15 jours, Substock cherche à permettre aux professionnels de découvrir les fonctionnalités de sa plateforme avant d’envisager son adoption.

Cette période peut notamment servir à examiner la pertinence du logiciel au regard de l’organisation existante, du nombre d’équipements à suivre et des besoins des équipes.

Pour les entreprises qui utilisent encore principalement des tableaux de suivi ou des échanges informels, l’enjeu consiste à déterminer si la centralisation des données apporte une amélioration suffisamment concrète pour justifier un changement de méthode.

Le logiciel s’adresse principalement aux PME disposant d’équipes intervenant sur le terrain, notamment dans le BTP, la maintenance, l’énergie et les services techniques.

La démarche s’inscrit dans une évolution plus générale des outils professionnels, qui cherchent à rapprocher les fonctions de gestion administrative des réalités opérationnelles.

Dans ces secteurs, la digitalisation ne se résume pas à la dématérialisation des documents. Elle concerne également la circulation de l’information, la préparation des interventions et la capacité des responsables à disposer d’une vision actualisée de leurs ressources.

Le développement de solutions accessibles sur smartphone pourrait ainsi faciliter l’adoption de nouvelles pratiques dans des entreprises où les collaborateurs sont régulièrement en déplacement.

Reste que le choix d’un logiciel doit répondre à des besoins identifiés. La qualité des informations, leur mise à jour et l’adhésion des utilisateurs demeurent essentielles pour transformer un outil numérique en véritable instrument de pilotage.

Pour les entreprises du bâtiment et des services techniques, l’amélioration de la gestion des stocks et des équipements constitue donc une piste concrète pour mieux organiser les interventions, maîtriser certaines dépenses et réduire les pertes de temps. Dans un environnement où chaque déplacement et chaque retard peuvent peser sur l’activité, disposer de la bonne information au bon moment devient un facteur important de performance.

Elliot

Elliot contribue à la rédaction de PèreLaFouine sur des sujets liés à l’actualité, à la société, à la consommation, aux entreprises, aux nouvelles technologies et aux évolutions des modes de vie. Ses articles privilégient une approche claire, factuelle et accessible, avec l’objectif de donner aux lecteurs les éléments utiles pour comprendre les enjeux du quotidien.

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