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PSG, victoire et paradoxes : ce que pensent les Français du football en 2025

Le football, sport roi du paysage français

Selon l’étude menée par Ipsos en partenariat avec CESI, le football demeure le sport préféré des Français. 41 % des sondés le placent en tête, loin devant le tennis (33 %) et le rugby (23 %). Cette hiérarchie sportive confirme la place centrale qu’occupe le ballon rond dans l’imaginaire collectif national, notamment chez les jeunes et dans les grands centres urbains.

Mais cette passion ne signifie pas nécessairement un engagement fort pour un club. En ce qui concerne le Paris Saint-Germain, pourtant auréolé de son récent sacre en Ligue des Champions, seuls 13 % des Français se disent “supporters” assidus du club, et 16 % des “suiveurs” occasionnels.

FICHE MÉTHODOLOGIQUE
Enquête réalisée par Ipsos auprès d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans à 75 ans, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle et de région de résidence. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne via la plateforme Ipsos.Digital© du 6 au 10 juin 2025. Toute publication totale ou partielle doit impérativement utiliser la mention complète suivante : «Étude Ipsos-CESI, école d’ingénieurs».

Un triomphe salué… mais inégalement perçu selon les régions

43 % des Français se disent heureux de la victoire européenne du PSG. Cet engouement atteint des sommets en région parisienne (63 %) où le club concentre naturellement sa base de soutien. En revanche, la ferveur s’émousse en région méditerranéenne (seulement 34 %), où la rivalité historique avec les clubs du sud (notamment l’OM) reste vive.

Ce clivage géographique rappelle que le PSG, bien qu’ambassadeur du football français sur la scène internationale, continue d’être perçu comme un club “centralisé”, parfois éloigné des émotions locales.

Luis Enrique et Ousmane Dembélé : les héros du renouveau parisien

La victoire du PSG est également l’occasion de mettre en lumière des figures fortes du club. L’entraîneur Luis Enriqueest considéré comme le principal artisan du succès par 31 % des amateurs du PSG, tandis que Ousmane Dembélé, élu joueur préféré du club (28 %), arrive en deuxième position. Sa performance éclipse même celle de Kylian Mbappé, devancé dans les suffrages pour le Ballon d’Or : 44 % des Français voteraient pour Dembélé, contre seulement 21 % pour Mbappé, ex æquo avec la révélation espagnole Lamine Yamal.

Ce glissement symbolique marque un changement dans les représentations collectives et les figures d’identification du football hexagonal.

Une victoire au-delà du sport : image nationale et fierté collective

Le triomphe parisien ne se limite pas à la sphère sportive. Pour 83 % des Français, cette victoire contribue positivement au football français dans son ensemble. Et 58 % considèrent qu’elle participe au rayonnement international de la France, à l’image d’autres grandes réussites nationales (comme les succès dans la gastronomie, le luxe ou les arts).

Le PSG apparaît ainsi comme un vecteur de soft power, capable de renforcer l’attractivité du pays et son image à l’étranger.

Un sport admiré… mais aussi critiqué

Mais derrière cette euphorie se cachent des critiques persistantes, révélatrices du paradoxe français vis-à-vis du football. Ainsi :

  • 85 % des sondés jugent les salaires des joueurs déraisonnables ;

  • 83 % dénoncent les violences et débordements autour des matchs ;

  • et seulement 43 % estiment que les joueurs professionnels sont des modèles positifs pour la jeunesse, contre 45 % qui pensent le contraire.

Ces chiffres traduisent une ambivalence profonde : les Français aiment le football, vibrent à ses victoires, mais restent lucides – voire critiques – face à ses excès économiques et sociaux.

Un miroir de la société française

Le football, et à travers lui le PSG, apparaît ici comme un miroir grossissant des passions et contradictions françaises. Si la victoire du club parisien en Ligue des Champions suscite une légitime fierté, elle ne masque pas les interrogations sur les dérives du football moderne.

À l’heure où la Coupe du monde des clubs se déroule aux États-Unis, cette étude nous rappelle que le football, au-delà du sport, est aussi un enjeu culturel, économique et politique, au cœur des débats de société.

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