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Pour mieux maîtriser et comprendre les accidents de chasse

En repensant à ce terrible accident de chasse du week-end dernier, une adolescente de 17 ans a tué une jeune femme de 25 ans. En fin de compte deux vies perdues, l’une tuée et l’autre qui aura cette mort sur la conscience toute sa vie.

Même en formant mieux les chasseurs, on n’évitera jamais les accidents de chasse, mais on peut mieux les comprendre et mieux maîtriser ce risque.

En sachant qu’un risque « zéro » ça n’existe pas.

L’adolescente aurait déclaré avoir visé un sanglier, fait feu et entendu un hurlement au loin (dans la direction du tir). Elle avait raté le sangler et touché mortellement cette jeune femme.

Mais ce ne sont que des dires, nous ne saurons jamais s’il y avait bien un sanglier dans la ligne de mire.

La seule chose que l’on pourra savoir, c’est si elle a bien tiré à l’horizontal et pas en cloche (ce qui interdit), grâce à l’analyse de l’angle d’entrée de la balle dans le corps de la victime.

Le reste … encore une fois, ce ne sont que des dires … rien d’autre.

Il y aurait une solution pour comprendre ce qui se passe en cas d’accident, en installant une micro-caméra sur chaque fusil de chasse, qui filmerait toute la journée de chasse en enregistrant sur une carte micro-usb.

Le même principe que la caméra proche du rétroviseur intérieur qui équipe certaines voitures et qui filme … ce que voit le conducteur. Un enregistrement pertinent en cas d’accident.

Bien entendu, avec un modèle de caméra beaucoup plus petit pour ne pas déstabiliser le fusil.

Cela aurait 2 conséquences :

  • Le chasseur serait beaucoup prudent en sachant que tout ce qu’il vise, que chaque tir est enregistré. Ce qu’il voit, la caméra le voit.
  • En cas d’accident, ce ne sont plus des dires, des calculs balistiques mais il suffirait de visionner une carte mémoire et de voir exactement ce qui s’est passé.

Dans le cas de l’accident du week-end, on saurait exactement ce que l’adolescente a visé au moment du tir : un sanglier ou un tir pour le plaisir de tirer (sans faire attention à la présence d’humain sur la ligne de tir)

L’autre solution, plus immédiate avant de pouvoir équiper tous les fusils, serait de répartir les forêts :

  • interdire la chasse le week-end, autoriser la chasse en semaine et interdire les promenades en forêt en semaine (cela n’empêcherait pas les accidents entre chasseur, mais protègeraient les promeneurs. Reste les automobilistes sur les routes traversant des forêts)
  • Répartir les forêts entre zones de chasse et zones de promenade.

On ne peut pas rester à simplement, au sujet de jeune femme morte en promenade, que c’est rare et que ça ne devrait pas arriver.

Puisque l’on ne peut pas interdire la chasse, il faut mieux en maîtriser le risque.

Olivier Kauf

Consultant depuis plus de 30 ans, Je suis depuis une dizaine d'années journaliste, professionnel dans le domaine des risques et des assurances pour le e-mag RiskAssur-hebdo (https://www.riskassur-hebdo.com) et témoin de mon époque pour https://notre-siecle.com et https://perelafouine.com RiskAssur, Notre-Siècle et PèreLaFouine proposent chaque jour de nouveaux articles issus de la rédaction : la vie des sociétés (nominations, acquisitions, accords, …), des tests/présentations de produits, des ouvrages (professionnels, romans, bd, …), … Je peux : - présenter vos produits ou nouveaux ouvrages (il suffit de me les envoyer) - écrire sur des sujets à la demande pour du référencement SEO - publier vos communiqués de presse - Publier vos AAPC - … Une question, une remarque : olivier@franol.fr

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