L’École du Louvre modernise son amphithéâtre historique grâce au mécénat de Majid Boustany
L’École du Louvre poursuit la modernisation de ses infrastructures avec la rénovation de son plus ancien amphithéâtre et l’enrichissement de ses collections grâce à une nouvelle donation d’œuvres d’art. Soutenue par le mécène Majid Boustany, cette opération s’inscrit dans une démarche associant amélioration des conditions d’enseignement, préservation du patrimoine et accès direct aux œuvres. L’établissement entend ainsi adapter ses espaces aux évolutions de l’enseignement supérieur tout en renforçant sa vocation de transmission des savoirs artistiques.
Un amphithéâtre historique adapté aux nouvelles pratiques pédagogiques
La rénovation de l’amphithéâtre, jusqu’alors connu sous le nom de Cézanne, constitue la principale composante de ce projet. Plus ancien amphithéâtre de l’établissement, il accueille depuis plus d’un demi-siècle plusieurs générations d’élèves et d’auditeurs.
Sa transformation résulte de plus d’une année de réflexion associant les équipes de l’École du Louvre, Caroline Gehu Architecte, Majid Boustany et différents partenaires. Les travaux se sont déroulés sur une période de plus de quatre mois.
L’objectif dépasse la simple remise à neuf d’un espace d’enseignement. Il s’agit de proposer un équipement capable de répondre à la diversification des pratiques pédagogiques et aux besoins d’un établissement accueillant des publics aux profils variés.
Le nouvel amphithéâtre bénéficie ainsi d’équipements de dernière génération et d’une architecture modulable. Cette configuration permettra d’organiser des cours, mais également des tables rondes et des manifestations artistiques pluridisciplinaires.
L’établissement souhaite notamment favoriser les échanges entre les élèves, les auditeurs, les enseignants, les chercheurs et les professionnels du secteur culturel. La modularité des installations doit faciliter cette diversité d’usages et permettre une meilleure adaptation des espaces aux différentes activités.
Un nouvel hommage à Louise Bourgeois
À l’issue de sa rénovation, l’amphithéâtre Cézanne prendra le nom de Louise-Bourgeois, en hommage à l’artiste franco-américaine qui suivit les enseignements de l’École du Louvre entre 1936 et 1937.
Ce changement de dénomination permet à l’établissement de rappeler les liens historiques entretenus avec des personnalités majeures du monde artistique. Il inscrit également la rénovation dans une continuité entre l’histoire de l’École et les pratiques contemporaines de transmission des connaissances.
Pour Claire Barbillon, directrice de l’École du Louvre, cette transformation possède une dimension symbolique particulière.
« La rénovation de cet amphithéâtre historique, le plus ancien de l’École du Louvre, qui accueille depuis plus d’un demi-siècle des générations d’élèves et d’auditeurs, revêt pour nous une portée hautement symbolique. »
La directrice souligne également la volonté de conjuguer l’héritage de l’institution avec les exigences actuelles de l’enseignement supérieur.
Une nouvelle étape dans la transformation de l’établissement
Cette opération prolonge les investissements engagés lors du programme « École du Louvre 2021-2022 ».
Cette précédente phase de modernisation avait notamment permis de réaménager la bibliothèque, la cafétéria ainsi que les services informatiques et documentaires. Elle avait également conduit à la création d’un centre de recherche.
L’ensemble de ces aménagements traduit une volonté de faire évoluer progressivement les infrastructures de l’établissement, tant pour les activités pédagogiques que pour la recherche et les services proposés aux différents publics.
La rénovation de l’amphithéâtre s’inscrit dans cette continuité, avec une attention particulière portée à la polyvalence des espaces.
Le projet repose une nouvelle fois sur le soutien de Majid Boustany, fondateur et directeur de la Francis Bacon MB Art Foundation, qui avait déjà participé au financement du précédent programme architectural.
En renouvelant son engagement, le mécène contribue à la réalisation d’un équipement destiné à accompagner durablement les activités de l’établissement.
Selon Majid Boustany, « Pour les enseignants et les élèves, l’amphithéâtre Louise-Bourgeois deviendra un formidable outil de transmission des savoirs et d’apprentissage. »
Une donation d’œuvres pour enrichir l’environnement des étudiants
Parallèlement à la rénovation immobilière, Majid Boustany accompagne l’École du Louvre par une nouvelle donation d’œuvres issues de sa collection personnelle.
Cette initiative prolonge les précédents dons réalisés dans le cadre du programme « École du Louvre 2021-2022 ». L’établissement avait alors bénéficié de sculptures d’Antony Gormley et de César, ainsi que d’une installation de François Morellet.
La nouvelle donation comprend notamment un bronze d’Auguste Rodin, La Méditation dite de La Porte.
Cette sculpture trouve son origine dans une figure de La Porte de l’Enfer, avant d’être reprise dans le Monument à Victor Hugo. Elle illustre le travail de Rodin sur l’expression des formes et la représentation du corps humain.
L’arrivée de cette œuvre dans les espaces de l’École permettra aux étudiants d’être directement confrontés à une réalisation d’un artiste majeur de l’histoire de la sculpture.
Le mécène offre également trois photographies de Louise Bourgeois réalisées par le photographe français Jean-François Jaussaud.
Celui-ci a entretenu une relation privilégiée avec l’artiste pendant plus d’une décennie. Les photographies viennent ainsi compléter l’hommage rendu à Louise Bourgeois à travers la nouvelle dénomination de l’amphithéâtre.
Ces différentes œuvres rejoindront les espaces de l’établissement et seront intégrées à l’environnement quotidien des élèves.
Faire de la présence des œuvres un outil pédagogique
Au-delà de leur intérêt patrimonial, ces donations répondent à une conception particulière de l’enseignement de l’histoire de l’art.
L’École du Louvre souhaite permettre aux étudiants de développer leur connaissance des œuvres non seulement à travers les cours et les ressources documentaires, mais également grâce à leur observation directe.
Cette démarche prend une importance particulière dans un établissement spécialisé dans l’histoire de l’art et la muséologie, où l’étude des matériaux, des formes et des techniques constitue une dimension essentielle de la formation.
La présence d’œuvres dans les locaux permet ainsi de prolonger l’enseignement théorique par une expérience concrète.
Claire Barbillon insiste sur cette dimension pédagogique en rappelant que les œuvres installées dans l’établissement participent pleinement à son projet éducatif.
La directrice présente l’École du Louvre comme une véritable « école du regard », dans laquelle la rencontre avec les créations artistiques complète les enseignements dispensés.
L’enrichissement du patrimoine artistique ne constitue donc pas uniquement une démarche d’embellissement des locaux. Il contribue également à renforcer l’identité de l’établissement et à faire de ses espaces de travail des lieux de découverte artistique.
Le mécénat au service de l’enseignement supérieur culturel
Ce nouveau projet illustre le rôle que peut jouer le mécénat privé dans la modernisation des établissements d’enseignement supérieur spécialisés dans les disciplines culturelles.
Le soutien apporté par Majid Boustany porte ici sur deux dimensions complémentaires. D’une part, il permet la rénovation d’un équipement historique afin de l’adapter aux besoins pédagogiques contemporains. D’autre part, il contribue à l’enrichissement du patrimoine artistique accessible au sein de l’établissement.
Cette double intervention associe ainsi investissement dans les infrastructures et transmission du patrimoine.
Elle s’inscrit également dans une relation de long terme entre le mécène et l’École du Louvre, déjà concrétisée par le programme de rénovation de 2021-2022 et les donations réalisées à cette occasion.
Pour l’établissement, cette continuité représente un moyen de poursuivre sa transformation tout en préservant les caractéristiques qui fondent son identité.
La rénovation de l’amphithéâtre Louise-Bourgeois et l’arrivée de nouvelles œuvres traduisent finalement une même ambition : proposer un environnement d’étude dans lequel les équipements pédagogiques, l’architecture et la présence de créations artistiques participent ensemble à la formation des futurs professionnels du patrimoine et de l’histoire de l’art.
Avec cette nouvelle étape, l’École du Louvre poursuit l’adaptation de ses locaux aux besoins de ses différents publics, sans renoncer à la place centrale accordée à l’expérience directe des œuvres.




