La reconnaissance vocale dans la santé, un grand pas pour la prise en charge des patients

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L’équilibre nombre de médecins / nombre de patients se fragilise sur le territoire français (déserts médicaux, pénurie de médecins, etc.) et les praticiens doivent gérer toujours plus de consultations tout en répondant à des exigences qualité et réglementaires accrues. La gestion des dossiers numériques des patients occupe pas moins de 40% du temps des médecins. L’accès plus difficile aux consultations médicales pousse les patients vers les Urgences hospitalières, qui se trouvent débordées de patients : leur fréquentation a doublé en seulement 20 ans. Plus que jamais, le personnel médical  – que ce soit en cabinet ou à l’hôpital – est exposé au burn-out. D’ailleurs, selon une récente étude portée par des psychiatres de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille, 49% des médecins français éprouvent au moins un des trois symptômes caractéristiques du burn-out. Selon une autre étude réalisée par Medscape, 34% des médecins français pensent qu’un emploi du temps plus équilibré leur permettrait de se sentir mieux, et 43% auraient besoin de plus de personnel de soutien.  Aider les professionnels de santé à prendre en charge leurs patients de la meilleure façon qui soit tout en conservant un équilibre vie pro/vie perso est devenu un enjeu de société.

Les technologies numériques apportent une aide précieuse aux établissements et professionnels de santé. Ainsi, la reconnaissance vocale a déjà prouvé son impact et son influence positive sur les flux de travail, les organisations et la vie des professionnels de santé. Les informations sur les patients sont inscrites dans les dossiers directement par ceux qui les produisent, en simultané et sans passer par une personne intermédiaire. Ce processus est essentiel pour la continuité et la sécurité du parcours de soins.  A titre d’exemple, les urgentistes de l’Hôpital Européen à Marseille on réduit de 25% le temps de prise en charge en utilisant la reconnaissance vocale pour renseigner les dossiers patients informatisés.

Autre enjeu stratégique pour les établissements : la qualité. Non seulement les hôpitaux doivent améliorer la qualité (certification HAS), mais bientôt leur financement en dépendra. Par exemple, il est demandé aux établissements (décret de loi) de remettre à chaque patient sa lettre de liaison en sortie d’hospitalisation. Or en 2018, les résultats des indicateurs qualité, publiés par la HAS, indiquent que seuls 37% des patients s’en voient remettre un exemplaire. Au sein du Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph, l’usage de la reconnaissance vocale a permis d’atteindre 85% de lettres de liaison à J-0. En changeant les flux de travail, en rendant les médecins autonomes et en positionnant les secrétaires médicales sur des services aux patients, l’établissement a réussi à améliorer cet indicateur.

La reconnaissance vocale permet aux médecins de s’affranchir du clavier et d’aller plus vite que la saisie classique : la vitesse naturelle du langage permet d’inscrire 3 fois plus de mots en un temps donné que lorsque l’on tape sur un clavier. Mais surtout, cette technologie change la relation médecin patient. L’écran ne vient plus « s’interposer » entre les professionnels de santé et les patients. Les dossiers eux-mêmes sont plus complets et mieux renseignés : les médecins y apportent plus de précisions et ont tendance à privilégier les phrases complètes aux abréviations qui entravaient parfois la compréhension des textes.

« La reconnaissance vocale est une première étape. Nous sommes déjà capables de transformer l’interaction médecin-patient avec l’Intelligence Clinique Ambiante, notre assistant virtuel médical. Celui-ci capture en temps réel les échanges entre un médecin et son patient grâce à une IA capable de comprendre ce qui est dit et de retranscrire dans le dossier informatisé les concepts clés de la prise en charge. Il n’y a plus de clavier ni d’écran entre le médecin et son patient. L’échange se fait naturellement. Le système interagit avec le médecin pour valider la prescription, le prochain rendez-vous, etc.  Notre objectif est d’aider les médecins à retrouver la médecine en enlevant les contraintes liées à la saisie numérique. » explique Jean-Marc Torre, spécialiste de l’IA chez Nuance Communications.

À propos Olivier Kauf

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