Pour 45 % des Français, le voyage commence dès la porte du domicile franchie

Pour une large majorité de Français, les vacances d’été restent associées au départ et au voyage. Selon le Sondage OpinionWay réalisé pour Enterprise Mobility, 78 % des personnes interrogées prévoient de voyager au cours de l’été 2026. Mais l’étude met surtout en évidence une évolution intéressante dans la perception du départ : pour près d’un Français sur deux, les vacances ne commencent plus à l’arrivée sur le lieu de séjour, mais dès le moment où l’on quitte son domicile.

Ainsi, 45 % des Français considèrent être en vacances dès qu’ils ferment la porte de chez eux. Ils ne sont que 27 % à estimer que les vacances commencent réellement une fois arrivés à destination. Pour 11 %, le véritable départ correspond au moment où ils prennent la route, tandis que 10 % attendent d’avoir quitté leur ville. Enfin, 7 % associent le début des vacances au moment où ils ouvrent leurs valises.

Cette perception traduit l’importance prise par le déplacement lui-même dans l’expérience des congés estivaux.

Près de huit Français sur dix prévoient de partir

Le Sondage OpinionWay réalisé pour Enterprise Mobility indique que 78 % des Français interrogés ont prévu de voyager durant l’été 2026.

Le départ s’effectue principalement dans un cadre familial ou en couple. Parmi les personnes interrogées, 32 % prévoient de partir en couple sans enfants et 24 % en famille avec des enfants. Les voyages en solitaire concernent 12 % des répondants, tandis que 8 % envisagent de partir entre amis.

Les moins de 35 ans apparaissent particulièrement enclins à voyager. Parmi les 18-34 ans, 92 % déclarent prévoir un déplacement pendant l’été. Dans cette catégorie d’âge, 28 % partiront en couple, 22 % en famille et 22 % entre amis.

Ces résultats montrent que le voyage reste fortement inscrit dans les projets estivaux, avec toutefois des formes de séjour différentes selon les générations et les situations familiales.

La voiture reste déterminante pour accéder à certaines activités

L’étude souligne également la place occupée par l’automobile dans l’organisation des vacances. L’absence de véhicule peut conduire certains voyageurs à renoncer à des activités ou à modifier leur programme.

Ainsi, 41 % des Français interrogés déclarent avoir déjà renoncé, faute de voiture, à visiter une région et les villages situés aux alentours. Une proportion identique indique avoir dû abandonner une plus grande flexibilité dans ses déplacements.

Par ailleurs, 27 % se sont déjà retrouvés à plusieurs reprises dans l’impossibilité de rejoindre des zones rurales, des régions côtières ou des plages.

D’autres renoncements sont également mentionnés. Faute de véhicule, 36 % des répondants ont déjà abandonné l’idée de vacances itinérantes. La même proportion évoque des difficultés pour répondre à certains besoins du quotidien, notamment faire les courses. Enfin, 35 % ont déjà renoncé à rendre visite à des proches vivant dans un lieu isolé.

Une dépendance automobile particulièrement forte chez les jeunes

Les résultats sont encore plus marqués chez les moins de 35 ans.

Dans cette tranche d’âge, 68 % déclarent avoir déjà renoncé, faute de véhicule, à accéder à des lieux ruraux ou côtiers. Ils sont 63 % à avoir abandonné la visite d’une région et 61 % à avoir renoncé à des vacances itinérantes.

Ces chiffres montrent que l’automobile demeure, pour une partie importante des jeunes voyageurs, un moyen d’accéder à des destinations qui restent plus difficilement accessibles par d’autres modes de transport.

Cette situation contraste avec l’image parfois associée aux jeunes générations d’un moindre intérêt pour la voiture. Dans le cadre des vacances, celle-ci conserve au contraire une fonction importante en matière d’autonomie et de liberté de déplacement.

Embouteillages et GPS restent les principales sources de tension

Si le trajet participe désormais pleinement à l’expérience des vacances, il peut également être source d’irritation.

Les embouteillages arrivent très largement en tête des difficultés citées. Trois Français sur quatre, soit 75 %, les identifient comme une source de tension pendant le trajet.

Les erreurs d’itinéraire ou de guidage arrivent en deuxième position avec 44 %. Cette catégorie comprend aussi bien les erreurs du GPS que les mauvaises indications données par le copilote.

Les tensions ne se limitent toutefois pas à la circulation.

Pour 22 % des personnes interrogées, la fréquence des pauses peut provoquer des désaccords. Le choix de la musique constitue une source de tension pour 18 % des répondants et le choix de la place dans la voiture pour 17 %.

Chez les parents, ces petits conflits à l’intérieur du véhicule sont davantage présents. Ainsi, 25 % d’entre eux citent le choix de la musique parmi les sujets susceptibles de créer des tensions, tandis que 23 % évoquent le choix des places dans la voiture.

Le voyage automobile apparaît donc comme un moment où s’expriment également les habitudes et compromis de la vie familiale.

Les paysages français constituent le premier argument pour rester en France

Le Sondage OpinionWay réalisé pour Enterprise Mobility s’intéresse également aux raisons pouvant pousser les voyageurs à privilégier la France pour leurs vacances.

Plus d’un Français sur deux, soit 53 %, considère qu’il n’est pas nécessaire de partir à l’étranger pour découvrir des paysages variés.

La possibilité de réaliser des économies arrive en deuxième position, citée par 37 % des répondants. Les habitudes de vacances en France sont mentionnées par 32 %, tandis que 30 % apprécient la facilité liée au fait de parler la même langue.

La proximité avec la famille constitue une motivation pour 18 % des personnes interrogées. Enfin, 17 % évoquent l’accès au réseau de transports multimodal.

Ces résultats mettent ainsi en avant trois dimensions principales dans le choix de la France : la diversité des paysages, la simplicité du séjour et la maîtrise des dépenses.

Des motivations différentes selon les générations

Les réponses varient toutefois fortement avec l’âge.

Les personnes de 50 ans et plus apparaissent particulièrement attachées à la diversité des paysages français. Parmi elles, 60 % estiment qu’il n’est pas nécessaire de partir à l’étranger pour découvrir des environnements variés.

Cette proportion tombe à 39 % chez les moins de 35 ans.

À l’inverse, les considérations économiques occupent une place plus importante parmi les jeunes générations. La moitié des moins de 35 ans, soit 50 %, déclare privilégier la France pour des raisons liées aux économies pouvant être réalisées. Cette proportion s’établit à 33 % parmi les personnes âgées de 35 ans et plus.

Le choix d’une destination française ne répond donc pas nécessairement aux mêmes motivations selon les générations. Pour les plus âgés, la diversité du territoire constitue davantage un argument en soi. Chez les plus jeunes, le budget joue un rôle plus important.

Le trajet devient une composante à part entière des vacances

Au-delà des choix de destination, l’étude révèle surtout que la frontière entre le quotidien et les vacances se situe de plus en plus au moment du départ.

Le fait que 45 % des Français considèrent leurs vacances commencées dès qu’ils quittent leur domicile montre que le déplacement n’est plus seulement envisagé comme une étape permettant de rejoindre un lieu de séjour.

Le trajet lui-même devient une partie de l’expérience.

Dans ce contexte, la voiture conserve un rôle important, notamment lorsqu’il s’agit de multiplier les déplacements, d’explorer des territoires ruraux ou côtiers ou d’organiser des vacances itinérantes.

Pour autant, cette liberté de déplacement s’accompagne aussi de contraintes très concrètes, à commencer par les embouteillages, les erreurs d’itinéraire et les petits désaccords à bord.

L’été 2026 dessine ainsi une conception des vacances dans laquelle le départ compte presque autant que la destination. Pour une part importante des Français, il suffit désormais de fermer la porte de chez soi pour avoir le sentiment que les vacances ont véritablement commencé.

Méthodologie : Sondage OpinionWay réalisé pour Enterprise Mobility auprès d’un échantillon de 1 028 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas. Les interviews ont été réalisées en ligne les 27 et 28 mai 2026.

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