La photo papier résiste au numérique et retrouve un second souffle

Rentrée scolaire

À l’heure où les démarches administratives se dématérialisent et où les smartphones ont remplacé une grande partie des usages photographiques traditionnels, la photo imprimée conserve pourtant une place bien réelle dans le quotidien des familles. La rentrée scolaire en apporte chaque année une nouvelle démonstration.

Entre la dernière semaine d’août et la fin du mois de septembre, Photomaton® réalise près de 15 % de son chiffre d’affaires annuel. Sur cette période, le nombre de tirages progresse de 20 à 25 % par rapport à la moyenne observée le reste de l’année, hors photos dites FUN.

Cette concentration de l’activité traduit la persistance d’un besoin très concret. Dossiers scolaires, cartes d’établissement, inscriptions sportives, activités extrascolaires ou encore abonnements de transport continuent régulièrement de nécessiter une photographie imprimée.

Jusqu’à cinq photos demandées à certains élèves

Selon les observations réalisées sur le terrain par Photomaton®, les besoins varient selon l’âge et le niveau d’études.

Les collégiens et lycéens peuvent ainsi avoir besoin de deux à cinq photos selon les établissements. Pour les élèves de l’école élémentaire, la demande se situe généralement entre deux et trois clichés. Dans l’enseignement supérieur, où les démarches numériques sont davantage développées, les étudiants utilisent encore une à deux photos imprimées.

À ces besoins directement liés à la scolarité s’ajoutent ceux des activités périphériques : adhésion à un club sportif, inscription à une activité culturelle, titre de transport ou certaines cartes étudiantes.

La généralisation du numérique n’a donc pas totalement supprimé les usages du format papier. Elle les a plutôt réduits et concentrés autour de certaines périodes et démarches précises, dont la rentrée reste l’un des principaux temps forts.

Transformer une contrainte en expérience

Face à cette évolution, Photomaton® cherche également à faire évoluer l’usage de ses cabines. L’objectif consiste à associer la fonction traditionnelle de la photo administrative à une dimension plus ludique destinée aux enfants et aux adolescents.

Une fois les photos nécessaires aux dossiers de rentrée réalisées, les utilisateurs peuvent ainsi prolonger leur passage en cabine avec des expériences photographiques inspirées d’univers sportifs ou culturels.

Pour la rentrée 2026, Photomaton® s’appuie notamment sur plusieurs licences : l’équipe de France de football, le Paris Saint-Germain, le XV de France et, pour la première fois, l’univers de One Piece.

Cette diversification traduit une volonté de repositionner la cabine photo. Elle reste un outil destiné à répondre à une formalité, mais devient également un support de divertissement et de souvenir.

One Piece fait son entrée dans les cabines

La principale nouveauté de la rentrée 2026 concerne l’arrivée de One Piece dans l’offre FUN de Photomaton®.

Créé par Eiichiro Oda en 1997, le manga a ensuite été adapté en série animée par Toei Animation à partir de 1999. Selon les éléments communiqués, l’univers a dépassé les 600 millions d’exemplaires vendus dans le monde et la série animée compte aujourd’hui plus de 1 170 épisodes diffusés.

En France, One Piece occupe également une place importante auprès du jeune public. Le manga est présenté comme numéro un dans l’Hexagone depuis 2011, selon Glénat. Une étude Junior City réalisée en 2025 indique par ailleurs que 44 % des 6 à 35 ans en France ont regardé et/ou lu One Piece.

Pour Photomaton®, cette licence permet d’élargir une offre jusqu’ici largement construite autour du sport et de renforcer l’attractivité des cabines auprès des jeunes générations.

L’opération sera progressivement déployée dans les cabines participantes à partir de la fin du mois d’août 2026. À l’issue de cette période de rentrée, l’univers One Piece doit rester intégré durablement à l’offre FUN de Photomaton®.

Des tarifs spécifiques pendant la rentrée

Après la réalisation des photos destinées à l’école, les clients pourront bénéficier d’une tarification préférentielle sur plusieurs formats sous licence.

L’immersion sous licence sera proposée à 4 euros au lieu de 6 euros. La photo quatre poses sous licence passera également à 4 euros, contre 5 euros habituellement, tout comme la bandelette sous licence.

Selon les cabines participantes et les contenus disponibles, plusieurs univers pourront être proposés, parmi lesquels One Piece, la Fédération française de football, le Paris Saint-Germain et la Fédération française de rugby.

Pour Patrick de Baecque, directeur général de ME Group, la rentrée illustre ainsi la résistance d’un usage que le numérique aurait pu sembler condamner. Le groupe constate qu’en l’espace de quelques semaines, la photo scolaire continue de représenter une part significative de son activité annuelle.

Au-delà de la photographie elle-même, cette évolution montre surtout que certains usages physiques subsistent dès lors qu’ils restent liés à des procédures administratives ou à des habitudes institutionnelles. La photo papier n’a donc pas disparu. À la rentrée, elle conserve même une étonnante capacité à se réinventer.

Quitter la version mobile