
C’est net, carré, sans qu’il soit question de bords ronds dans les coins. Tout est posé, il faut tout accepter ou alors fuir les foudres de celui qui est et reste de tendance autoritaire, comme d’autres l’ont fait bien avant.
Certes, devant les jeunes, il fait le sage, même s’il ne peut cacher ses airs de vieux beau, volant d’ailleurs passer pour le Père, fouettard s’il le faut pour arriver à ses fins. Rien à retirer ou à ajouter dans ce programme puisque ces gens représentent la Vérité et que personne ne peut la (re)nier sans conséquences. Dans un de ses derniers tracts il est indiqué, à l’image de ceux déjà distribués « Qui défend les intérêts du peuple ? ». Évidemment, ce genre de question, fermée par excellence, ne doit souffrir d’aucune contradiction.
Et, d’ailleurs qui oserait de voir qu’à chaque amélioration promise par les Insoumis, leur opposition est soumise au ridicule puisque, à chaque fois, insistons, de belles cases rouges surgissent pour cette dernière alors qu’elles sont d’un vert, sans doute écologique, pour le groupement distributeur.
Mais une question demeure, coincée de derrière le crâne osant réfléchir, ce tract n’est plus carré mais rectangulaire comme bien d’autres. Annonce-t-il un événement douloureux ?
Au choix, trois options sont ouvertes. Il y aurait dissidence au sein de cette unité qui ne serait alors que de façade. Ce papier serait fourni uniquement localement et non nationalement. Dans le contraire de cette deuxième possibilité, serait-ce une faiblesse du service marketing qui aurait laissé échappé, en son sein, une sorte d’habitude ?
Remarquez que dans ces deux derniers cas, la dissidence peut rester possible même si, alors, elle serait circonscrite pour le plus grand honneur du vieux leader qui n’aime voir qu’une seule tête, et surtout la sienne mise en avant.