
Une seconde maison pour offrir du répit aux familles
Depuis sa création en 2006, l’association Famille Sourires poursuit un objectif simple : permettre aux parents et aux enfants dont le quotidien est bouleversé par la maladie ou le handicap de retrouver, pendant quelques jours, une vie familiale éloignée des contraintes médicales.
L’association propose des séjours gratuits d’une semaine, durant lesquels les familles peuvent se retrouver, partager des activités et profiter de moments de détente. Une initiative qui répond à une réalité souvent difficile pour les proches d’enfants malades, entre hospitalisations, traitements, déplacements médicaux et organisation quotidienne.
En vingt ans d’existence, Famille Sourires a accueilli 100 familles. Son fonctionnement repose notamment sur l’engagement de 12 bénévoles, qui accompagnent les bénéficiaires et participent à l’organisation des séjours.
Avec la construction d’une seconde maison à Plouharnel, l’association souhaite élargir ses possibilités d’accueil. Le nouveau bâtiment, dont la livraison est prévue en 2027, disposera d’une surface de 150 m².
Le projet est porté financièrement par Constructions du Belon, une entreprise locale du secteur de la construction de maisons individuelles. Au-delà du financement, l’opération mobilise également plusieurs partenaires économiques et acteurs du territoire.
Un investissement de 380 000 euros et une mobilisation collective
La valeur de la maison offerte à Famille Sourires est estimée à 380 000 euros. Pour mener à bien cette réalisation, Constructions du Belon s’appuie sur une mobilisation qui dépasse le seul cadre de l’entreprise.
Au total, 45 collaborateurs sont engagés dans le projet, aux côtés de 13 partenaires et de 5 acteurs locaux.
Cette participation collective constitue l’une des particularités de l’opération. Elle associe les compétences professionnelles du bâtiment à une démarche de solidarité destinée à répondre à un besoin concret.
Le constructeur entend également intégrer des solutions techniques durables dans la réalisation de la maison. Une attention particulière est annoncée concernant le confort thermique passif et la qualité de l’air intérieur, deux éléments importants pour les conditions d’accueil des familles.
L’objectif est de concevoir un bâtiment qui ne se limite pas à sa fonction d’hébergement, mais qui contribue également au bien-être de ses occupants.
Cette dimension prend une importance particulière lorsque les personnes accueillies comprennent des enfants dont l’état de santé nécessite des précautions et une attention constantes.
Une semaine de vacances qui change le quotidien
Pour comprendre ce que représente ce type d’accueil, le témoignage d’Aline Villon, accueillie en août 2026 avec son mari et leurs trois enfants, apporte un éclairage concret.
Depuis plusieurs années, la famille vit au rythme de la maladie de leur fille Séréna. Alors qu’elle n’avait que six mois, les médecins lui ont découvert une tumeur à l’ovaire. Depuis, l’enfant a subi plusieurs interventions chirurgicales, presque une chaque année selon sa mère.
L’origine de sa maladie demeure inconnue, et son état nécessite un suivi médical important. À ces difficultés s’ajoutent une grande fatigabilité, un retard de croissance et des troubles du comportement.
Pour les parents, cette situation entraîne une vigilance permanente et complique considérablement l’organisation de la vie familiale.
Aline Villon explique avoir découvert Famille Sourires grâce aux réseaux sociaux, sur lesquels elle partage régulièrement le parcours médical de sa fille. Un désistement lui a permis de bénéficier, de manière inattendue, d’une semaine de vacances.
La famille n’était pas partie au complet depuis plusieurs années.
Ce séjour a donc représenté bien davantage qu’un simple changement de cadre. Il a permis aux parents et aux enfants de partager des moments ordinaires, devenus rares dans un quotidien dominé par les soins.
Retrouver des moments de vie familiale
L’un des enjeux de ces séjours est de permettre aux familles de sortir temporairement du rythme imposé par les rendez-vous médicaux.
Pour Aline Villon, cette possibilité était particulièrement importante. Sa fille supporte difficilement les changements d’environnement, ce qui pouvait susciter des inquiétudes avant le départ.
Pourtant, l’accueil proposé par l’association a permis à l’enfant de se sentir rapidement en confiance.
Durant cette semaine, les bénévoles ont organisé différentes activités adaptées à la famille. Parmi elles figuraient une balade à moto avec les membres de l’association Makadam, la venue d’une conteuse à la maison et une promenade en calèche à Quiberon.
Ces initiatives ont contribué à créer des souvenirs communs, loin des préoccupations habituelles.
« Pendant une semaine, nous avons enfin pu redevenir une famille en vacances, tout simplement », raconte Aline Villon.
Son témoignage souligne une dimension parfois moins visible de la maladie infantile : ses conséquences sur l’ensemble de la cellule familiale.
Les frères et sœurs, les parents et les proches doivent eux aussi composer avec les contraintes, les inquiétudes et les changements imposés par les traitements.
La possibilité de partager une semaine de vacances dans un environnement accueillant permet ainsi de redonner une place aux loisirs, aux échanges et à la vie familiale.
Pour Aline Villon, le souvenir de ce séjour reste particulièrement fort. Elle évoque une légèreté retrouvée et la possibilité, pendant quelques jours, de ne plus penser constamment aux traitements et aux hospitalisations.
Le secteur du bâtiment mobilisé autour d’un projet solidaire
Avec cette seconde maison, Constructions du Belon souhaite également montrer que les compétences des entreprises du bâtiment peuvent être mises au service de projets d’intérêt collectif.
L’opération repose sur un modèle associant un constructeur, ses collaborateurs, ses partenaires professionnels et des acteurs locaux.
Cette mobilisation permet de réunir les moyens financiers, humains et techniques nécessaires à la réalisation d’un équipement destiné à une association.
Le projet illustre ainsi une forme d’engagement sociétal qui prend la forme d’une réalisation immobilière concrète.
Pour le constructeur, il s’agit aussi de valoriser une conception du métier qui dépasse la seule production de logements et intègre une dimension territoriale et solidaire.
La construction d’une maison destinée à accueillir gratuitement des familles représente un engagement différent d’une opération immobilière classique. Le bâtiment n’a pas vocation à être commercialisé, mais à renforcer durablement les moyens d’action d’une association.
L’intérêt de cette démarche réside également dans la mobilisation de plusieurs entreprises et intervenants autour d’un même objectif.
Une candidature aux Signatures Pôle Habitat FFB 2026
Constructions du Belon a choisi de présenter cette initiative aux Signatures Pôle Habitat FFB 2026, dans la catégorie « Réponses sociétales ».
Ce concours national professionnel, qui succède au Challenge de l’Habitat Innovant, distingue des projets apportant des réponses concrètes aux enjeux du logement.
La candidature du constructeur met notamment en avant la dimension solidaire de l’opération, la mobilisation des acteurs économiques locaux et l’intégration de solutions constructives durables.
La présentation nationale du projet est programmée à Deauville, du 24 au 26 novembre 2026. La remise officielle des trophées doit intervenir le 26 novembre.
Cette participation constitue une occasion pour Constructions du Belon de faire connaître son initiative auprès des professionnels de la construction et, éventuellement, d’encourager d’autres entreprises à développer des projets comparables.
À ce stade, il s’agit d’une candidature au concours et non d’une distinction déjà obtenue.
Un équipement supplémentaire pour poursuivre vingt ans d’engagement
Pour Famille Sourires, la livraison annoncée de cette seconde maison en 2027 doit marquer une nouvelle étape dans son développement.
Après avoir accompagné 100 familles depuis 2006, l’association pourra disposer d’un équipement supplémentaire pour organiser ses séjours.
La nouvelle construction viendra compléter la maison déjà utilisée à Plouharnel, sans modifier la vocation première de l’association : offrir gratuitement une période de répit à des familles confrontées à des situations médicales difficiles.
L’initiative rappelle également que l’accompagnement des enfants malades ne se limite pas aux soins. Les possibilités de repos, de loisirs et de vie familiale participent aussi au quotidien des personnes concernées.
Pour les familles bénéficiaires, ces séjours peuvent représenter une occasion rare de se retrouver dans un cadre différent.
Pour l’association, le soutien de Constructions du Belon et de ses partenaires doit permettre de prolonger cette mission dans les années à venir.
La réalisation de cette maison de 380 000 euros montre enfin comment un projet immobilier peut répondre à une finalité sociale précise, en associant des compétences professionnelles à l’engagement bénévole.
Au-delà de la construction elle-même, c’est la possibilité d’accueillir de nouvelles familles qui constitue l’enjeu principal de cette opération.